{"id":117,"date":"2007-11-20T00:00:00","date_gmt":"2007-11-19T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=117"},"modified":"2007-11-20T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-19T23:00:00","slug":"justice-de-sang","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=117","title":{"rendered":"Justice de sang"},"content":{"rendered":"<p><!--more-->Justice de sang, r&eacute;adaptation insipide d&rsquo;un film tout aussi insipide&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;histoire&nbsp;:&nbsp;&nbsp;John Decker n&rsquo;est pas un avocat ordinaire, lorsqu&rsquo;on lui demande [sons\/sample-01.mp3], il r&eacute;pond [sons\/sample-02.mp3]. Lorsque la femme qu&rsquo;il convoite lui demande [sons\/sample-03.mp3] l&agrave; il r&eacute;pond [sons\/sample-04.mp3]. Un homme impitoyable donc mais aussi [sons\/sample-05.mp3] et pour cause [sons\/sample-06.mp3]. Depuis cette trag&eacute;die, John est tortur&eacute; par des r&eacute;miniscences angoissantes et floues. Un soir comme tous les autres, John rentre du travail et assiste &agrave; une querelle de rue. Il intervient et corrige un dealer qui tentait de truander un de ses clients. Alors qu&rsquo;il s&rsquo;enlisait dans un traumatisme sans fond, dans un malaise existentiel ne laissant entrevoir aucun exutoire, l&rsquo;auto-justice et le &laquo;&nbsp;cassage&nbsp;&raquo; de dealers deviennent salvateurs. Plus qu&rsquo;une petite correction qui pourrait se limiter &agrave; quelques mandales, ou &agrave; quelques coups de pied au cul, John encha&icirc;ne et assassine les dealers &agrave; tour de bras dans un manich&eacute;isme sans concession. Lorsqu&rsquo;un dealer qu&rsquo;il accoste lui demande [sons\/sample-07.mp3], il r&eacute;pond [sons\/sample-08.mp3]. Rapidement ses actions sont relay&eacute;es par les m&eacute;dia et le justicier se fait appel&eacute; &laquo;&nbsp;le karat&eacute;ka&nbsp;&raquo; [sons\/sample-09.mp3]. Il souffrait jusqu&rsquo;alors [sons\/sample-10.mp3], amn&eacute;sie partielle qui s&rsquo;estompera avec les dealers qu&rsquo;il encha&icirc;ne. Comme tout bon film de karat&eacute; qui se respecte, Justice de sang raconte &eacute;galement une histoire d&rsquo;amour passionnante [sons\/sample-11.mp3]. Gr&acirc;ce &agrave; son meilleur ami et psychologue McConnell, John rencontre Johanna, femme fatale et rebelle qui dirige une galerie d&rsquo;art. Finalement, apr&egrave;s une s&eacute;duction lente et fastidieuse, John concr&eacute;tise. S&rsquo;ensuivent rapidement la routine [sons\/sample-12.mp3] et les disputes [sons\/sample-13.mp3]. A ce contexte conjugal tendu, s&rsquo;ajoute des probl&egrave;mes de conscience, enlisement caract&eacute;ristique du deuxi&egrave;me acte [sons\/sample-14.mp3]. Alors qu&rsquo;il commence &agrave; douter de la l&eacute;gitimit&eacute; de sa justice, ses actes nocturnes le m&egrave;nent directement aux tueurs qu&rsquo;il pourchasse. Essence m&ecirc;me et raison d&rsquo;&ecirc;tre du genre, le troisi&egrave;me acte commence enfin, moment d&rsquo;action pure et dure, o&ugrave; les dialogues passent &agrave; la trappe&nbsp;: place aux bastons&nbsp;! John assouvit sa vengeance tant attendue, sauve sa nana d&eacute;tenue par les m&eacute;chants, happy-end, le deuil est enfin fait, on ne l&rsquo;y reprendra plus &agrave; jouer les justiciers&hellip; [sons\/sample-15.mp3] et bien oui, il fallait s&rsquo;y attendre, la morale reste &eacute;quivoque.&nbsp;&nbsp;Une fine &eacute;quipe et un casting de r&ecirc;ves&nbsp;:&nbsp;&nbsp;R&eacute;alisation, Richard W. Munchkin&nbsp;: R&eacute;alisateur, sc&eacute;nariste, acteur et producteur, Richard est fid&egrave;le &agrave; deux genres, l&rsquo;action et le thriller-policier, deux genres surexploit&eacute;s par les grosses productions, qu&rsquo;il tente de reprendre en s&eacute;rie B voire Z. Le s&eacute;rial killer ou le karat&eacute;ka, sont omnipr&eacute;sents dans sa maigre filmographie aux titres &eacute;vocateurs, tel Fist of Iron, ou encore Le cercle de feu 1 et 2, dont le r&ocirc;le principal, est interpr&eacute;t&eacute; par Don Wilson. &nbsp;&nbsp;Compositeur, Louis Febr&eacute;&nbsp;:La somptueuse bande son, caricaturale, aux accents orientaux et au flutio synth&eacute;tique, nous la devons &agrave; ce grand Monsieur de musique de films qui a sign&eacute;, entre autre, les BO de Red Water (un requin dans le bayou&nbsp;avec Coolio !), Scoobidoo et les extra-terrestres, Devil&rsquo;s Pond ou encore Swifman, l&agrave; encore des films mondialement connus et r&eacute;put&eacute;s.&nbsp;Directeur photo, Richard P&eacute;pin : Producteur, monteur, directeur photo ou r&eacute;alisateur, le bonhomme, tout comme l&rsquo;autre Richard, sait tout faire, facile, vue les exigences qualitatives de la production vid&eacute;o. <a href=\"http:\/\/dvdtoile.com\/Filmographie.php?id=6292\">http:\/\/dvdtoile.com\/Filmographie.php?id=6292<\/a>&nbsp;&nbsp;Dans le r&ocirc;le de John Decker, Don Wilson dit &laquo;&nbsp;The dragon&nbsp;&raquo; : &nbsp;Consid&eacute;r&eacute; comme l&rsquo;un des meilleurs sportifs de KickBoxing, ce triple champion du monde s&rsquo;est retir&eacute; des comp&eacute;titions en 1990. Sous l&rsquo;influence de son homologue rouquin, le plus c&eacute;l&egrave;bre des Texas Ranger, il se lance malheureusement dans une carri&egrave;re cin&eacute;ma et comptabilise une trentaine de films &agrave; son actif. Comme la plupart de ses homologues, dou&eacute;s pour les arts martiaux, Don Wilson ne l&rsquo;est pas pour la com&eacute;die&nbsp;: aucune notion du jeu, aucun charisme, tant au niveau physique qu&rsquo;au niveau de la prestance, ce qui importe peu, il est vrai, pour les industriels de la &laquo;&nbsp;vid&eacute;o underground&nbsp;&raquo;. Rep&eacute;r&eacute; dans le magazine Black Belt, c&rsquo;est avec le r&eacute;alisateur-producteur Roger Corman qu&rsquo;il d&eacute;butera au cin&eacute;ma et tournera ses neuf premiers films. Bloodfist 1,2,3 &hellip; jusqu&rsquo;au 7, Le cercle de feu 1,2 et 3, Cybertracker, The last sentinel etc&hellip; autant de titres all&eacute;chants &agrave; ne manquer sous aucun pr&eacute;texte.&nbsp;Roger Corman <a href=\"http:\/\/www.imdb.com\/name\/nm0000339\/\">http:\/\/www.imdb.com\/name\/nm0000339\/<\/a>&nbsp;&nbsp;Dans le r&ocirc;le de Johanna Montague, Shari shattuck&nbsp;:&nbsp;Peut on v&eacute;ritablement parler de filmographie pour cette actrice qui a tourn&eacute; essentiellement dans des s&eacute;ries t&eacute;l&eacute;&nbsp;? A l&rsquo;inverse de Don Wilson, l&rsquo;actrice poss&egrave;de un charme physique ind&eacute;niable. A l&rsquo;instar du karat&eacute;ka, elle est une pi&egrave;tre interpr&egrave;te, n&rsquo;en t&eacute;moigne sa biographie d&eacute;nu&eacute;e de toute production cin&eacute;matographique. A noter un talent &eacute;ventuel pour l&rsquo;&eacute;criture, puisque l&rsquo;actrice a publi&eacute; trois best sellers, Lethal, Loaded et le dernier en date, The Man She Thought She Knew.&nbsp;&nbsp; &nbsp;<a href=\"http:\/\/www.sharishattuck.com\/writer.htm\">http:\/\/www.sharishattuck.com\/writer.htm<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans le r&ocirc;le du Lieutenant Croft, Michael Delano&nbsp;: &nbsp;L&rsquo;acteur a quant lui une &laquo;&nbsp;gueule&nbsp;&raquo;, tout comme son antagoniste interpr&eacute;t&eacute; par Robert Miano, c&rsquo;est l&rsquo;un des rares personnages du film &agrave; qui l&rsquo;on peut accorder un peu de cr&eacute;dit. L&agrave; aussi sa biographie est essentiellement t&eacute;l&eacute;visuelle, il est apparu r&eacute;cemment au grand &eacute;cran dans Ocean&rsquo;s eleven et Ocean&rsquo;s twelve.&nbsp;Aki Aleong dans le r&ocirc;le d&rsquo;Hiroshi San&nbsp;:C&rsquo;est le genre de second r&ocirc;le qui vous colle &agrave; la peau, celui du vieux sage asiatique, doubl&eacute; avec un accent &agrave; couper au couteau. C&rsquo;est le genre d&rsquo;acteur au faci&egrave;s familier, aux apparitions m&eacute;connues et oubli&eacute;es, condamn&eacute; &agrave; endosser les m&ecirc;mes r&ocirc;les tout au long de sa carri&egrave;re de com&eacute;dien. Vous avez pu l&rsquo;apercevoir dans la mythique s&eacute;rie V ou dans Dragon, une biographie de Bruce Lee, pour ne citer que quelques unes des ses nombreuses interpr&eacute;tations.&nbsp;On s&rsquo;aper&ccedil;oit sans surprise que ces grands noms du cin&eacute;ma ont collabor&eacute; &agrave; plusieurs reprises, &agrave; l&rsquo;affiche de nombreuses productions comme Texas Payback, Fists of Iron, Deadly Target, Guardian Angel &hellip; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Fortement inspir&eacute; par le film Le justicier contre les dealers, troisi&egrave;me opus 100% r&eacute;publicain, et plaidoirie radicale sur l&rsquo;auto-justice, Justice de sang est une nouvelle sous-production futile, r&eacute;serv&eacute;e &agrave; la distribution vid&eacute;o alternative, &laquo;&nbsp;au rayon tout &agrave; 1 euro&nbsp;&raquo; des grandes surfaces, ou &agrave; la programmation pertinente de la cha&icirc;ne RTL 9 qui a d&eacute;j&agrave; diffus&eacute; quelques films de &laquo;&nbsp;the dragon&nbsp;&raquo;. Le film respecte les codes du genre, &eacute;rotisme, proverbes asiatiques d&eacute;biles [sons\/sample-16.mp3], bastons [sons\/sample-17.mp3], fusillades [sons\/sample-18.mp3] et explosions [sons\/sample-19.mp3] sont au rendez-vous. Justice de sang tente d&rsquo;apporter une dimension psychologique au genre, dimension discr&eacute;dit&eacute;e par une r&eacute;alisation d&eacute;sastreuse. Pis et subversif, le travail psychologique du sc&eacute;nario est indigeste voire insoutenable, il est desservi par la lourdeur des dialogues et par une version fran&ccedil;aise calamiteuse, seule version que le DVD propose en mono. [sons\/sample-20.mp3]&hellip; tout est dit, Justice de sang peut provoquer des maux de cr&acirc;ne chez certains t&eacute;l&eacute;spectateurs, &agrave; &eacute;viter si vous ne raffoler pas de la sous-culture cin&eacute;philique, &agrave; acqu&eacute;rir si vous &ecirc;tes friand de mauvaises fictions, pour un bon moment de franches rigolades entre amis ou pour compl&eacute;ter id&eacute;alement votre vid&eacute;oth&egrave;que.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Titre orignal Out for blood (1993), fiche d&eacute;taill&eacute;e&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.imdb.com\/title\/tt0107762\/\">http:\/\/www.imdb.com\/title\/tt0107762\/<\/a> <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":118,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-117","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/117","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=117"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/117\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/118"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}