{"id":148,"date":"2008-03-07T00:00:00","date_gmt":"2008-03-06T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=148"},"modified":"2008-03-07T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-06T23:00:00","slug":"that-70s-show-trop-con-trop-bon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=148","title":{"rendered":"That &rsquo;70s Show : trop con, trop bon&#8230;!"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial\">Au terme du visionnage forcen&eacute; des quelque 200 &eacute;pisodes que comportent les huit saisons de That &lsquo;70s Show, une conclusion s&rsquo;impose, ferme, d&eacute;finitive et lapidaire, dans l&rsquo;esprit du fan improvis&eacute; critique&nbsp;: cette s&eacute;rie est un v&eacute;ritable chef d&rsquo;&oelig;uvre!<\/span><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Loin des standards des superproductions hollywoodiennes actuelles bas&eacute;es sur des castings de stars, des budgets colossaux et des d&eacute;cors archi-fouill&eacute;s, l&rsquo;&oelig;uvre de Mark Brazill, Bonnie Turner et Terry Turner prouve que c&rsquo;est avec le vieux &laquo;&nbsp;<strong>pot<\/strong>&nbsp;&raquo; qu&rsquo;on fait les meilleurs soaps.<\/p>\n<p>That &lsquo;70s Show met en sc&egrave;ne le quotidien d&rsquo;une bande d&rsquo;adolescents &agrave; <strong>Point Place<\/strong>, ville fictive du Wisconsin, un &eacute;tat qui est aux USA ce que la Creuse est &agrave; la France&nbsp;: un coin vraiment paum&eacute;. L&rsquo;action, si tant est qu&rsquo;on puisse parler d&rsquo;action, se d&eacute;roule &agrave; la fin des ann&eacute;es 70, comme le prouve l&rsquo;utilisation massive &ndash; mais pas abusive &ndash; de chemises &agrave; fleur du meilleur kitsch, de coupes de cheveux improbables et de musique disco. C&rsquo;est dans ce contexte r&eacute;solument r&eacute;tro qu&rsquo;Eric, Kelso, Hyde, Fez, Donna et Jackie &eacute;voluent. Dans le sous-sol d&rsquo;Eric &#8211; squat privil&eacute;gi&eacute; de la bande &ndash;, dans la cour, chez Donna, au lyc&eacute;e ou ailleurs, les couples se font et se d&eacute;font, les mauvais coups se pr&eacute;parent et se r&eacute;parent.<\/p>\n<p>&nbsp; <\/p>\n<p>Personnage central de la s&eacute;rie, Eric Forman est un adolescent ch&eacute;tif et un rien poule mouill&eacute;, dot&eacute; pourtant d&rsquo;un humour caustique plut&ocirc;t corrosif. Amoureux depuis son plus jeune &acirc;ge de sa voisine Donna, il doit essuyer les sarcasmes de son p&egrave;re Red, un tr&egrave;s autoritaire v&eacute;t&eacute;ran de la guerre de <strong>Cor&eacute;e<\/strong>, les attentions maternantes embarrassantes de Kitty, son hyst&eacute;rique et alcoolique de m&egrave;re, et les mesquineries de sa s&oelig;ur Laurie dont la r&eacute;putation de tra&icirc;n&eacute;e n&rsquo;a rien d&rsquo;usurp&eacute;. Au sous-sol, dans le salon ou dans la cuisine de la maison des Forman entrent, vont et viennent les amis d&rsquo;Eric&nbsp;: Hyde, le rebelle branch&eacute;&nbsp;; Kelso, le beau gosse cr&eacute;tin&nbsp;; Fez, l&rsquo;&eacute;tranger pervers&nbsp;; Jackie, la riche &eacute;cervel&eacute;e&nbsp;; et Donna, la petite amie patiente et compr&eacute;hensive. M&ecirc;me Bob et Midge Pinciotti, les voisins et parents de Donna, n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; se taper l&rsquo;incruste pour discuter le bout de <strong>gras<\/strong>, au grand d&eacute;sespoir de Red et Kitty.<\/p>\n<p>Peu d&rsquo;action, et un fil conducteur assez l&acirc;che entre les &eacute;pisodes permet de les regarder presque ind&eacute;pendamment. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la s&eacute;rie n&rsquo;est pas l&agrave; en effet. A l&rsquo;image de Friends, les auteurs ont choisi de coller autant que possible &agrave; la r&egrave;gle des trois unit&eacute;s &#8211; de temps, de lieu et d&rsquo;action &#8211; ch&egrave;re aux dramaturges classiques. Car un &eacute;pisode de <strong>That &lsquo;70s Show<\/strong> se regarde en effet comme une sayn&egrave;te de th&eacute;&acirc;tre comique, impression renforc&eacute;e par la manifestation quasi-continue de rires &agrave; gorges d&eacute;ploy&eacute;es &eacute;manant de voix off hilares. Loin d&rsquo;agacer, ces d&eacute;monstrations impos&eacute;es d&rsquo;alacrit&eacute; renforcent le plaisir du t&eacute;l&eacute;spectateur en l&rsquo;invitant &agrave; rire &agrave; l&rsquo;unisson.<\/p>\n<p>&nbsp; <\/p>\n<p>Comme toute fiction mettant en sc&egrave;ne les Etats-Unis des Seventies, That &lsquo;70s Show comporte son lot de substances illicites. Au premier rang desquelles, &eacute;videmment&hellip; la bi&egrave;re&nbsp;! Si les efforts d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s de ces adolescents pour laper quelques gorg&eacute;es de la pr&eacute;cieuse boisson pr&ecirc;tent &agrave; sourire, il ne faut pas oublier que lesdits ados sont mineurs&nbsp;! On se souvient alors avec &eacute;motion de nos premi&egrave;res cuites&hellip; L&rsquo;inhalation par voie pulmonaire d&rsquo;un certain type de fum&eacute;e est quant &agrave; elle sc&eacute;naris&eacute;e de mani&egrave;re r&eacute;currente, c&rsquo;est-&agrave;-dire dans presque tous les &eacute;pisodes&nbsp;: nos comparses se retrouvent assis en cercle autour de la table dans le sous-sol et d&eacute;bitent &agrave; tour de r&ocirc;le les pires stupidit&eacute;s. L&agrave; encore, l&rsquo;analogie entre ces &laquo;&nbsp;<strong>360<\/strong>&deg;&nbsp;&raquo; et notre propre jeunesse s&rsquo;impose &agrave; notre esprit.<\/p>\n<p>Car la grande force de <strong>That &lsquo;70s Show<\/strong>, et sans doute la principale raison de huit ann&eacute;es de succ&egrave;s d&rsquo;audience jamais d&eacute;menties, c&rsquo;est que n&rsquo;importe qui peut s&rsquo;identifier aux personnages. Cette assertion ne vaut peut-&ecirc;tre pas pour les anciens scouts d&rsquo;Europe aujourd&rsquo;hui colleurs d&rsquo;affiches pour l&rsquo;UMP, mais elle est ind&eacute;niablement valable pour toutes les personnes &agrave;-peu-pr&egrave;s saines d&rsquo;esprit et un peu moins de corps que nous sommes. Mais foin de consid&eacute;rations oiseuses et de circonlocutions superf&eacute;tatoires, disons-le tout net et tout plat&nbsp;: Eric, Hyde, Kelso, Fez, Donna ou Jackie, ce sont nous. Leurs conneries, ce sont les n&ocirc;tres. Leurs parents, leurs coll&egrave;gues, leurs voisins, ce sont les n&ocirc;tres aussi. Leurs joies et leurs peines n&rsquo;ont aucun secret pour nous puisque nous les avons v&eacute;cues.<\/p>\n<p>&nbsp; <\/p>\n<p>L&rsquo;arr&ecirc;t d&eacute;finitif de la s&eacute;rie en 2006 a &eacute;t&eacute; et restera un cr&egrave;ve-c&oelig;ur. Mais tant qu&rsquo;on a de la bi&egrave;re et un peu de la substance renferm&eacute;e dans les grandes enveloppes marron de Hyde, on devrait bien arriver &agrave; &eacute;crire la suite, non&nbsp;?<\/p>\n<p><strong>Pasteur Dave<\/strong>&nbsp; <\/p>\n<h1>&laquo;&nbsp;J&rsquo;&eacute;tais si jeune, et si fou. Je croyais que &ccedil;a durerait toujours&nbsp;&raquo; (Calvin)<\/h1>\n<h1><\/h1>\n<h1><\/h1>\n<h1>.<\/h1>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au terme du visionnage forcen&eacute; des quelque 200 &eacute;pisodes que comportent les huit saisons de That &lsquo;70s Show, une conclusion s&rsquo;impose, ferme, d&eacute;finitive et lapidaire, dans l&rsquo;esprit du fan improvis&eacute; critique&nbsp;: cette s&eacute;rie est un v&eacute;ritable chef d&rsquo;&oelig;uvre!<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":149,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-148","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-la-telemission-ou-lopium-des-cons"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/148","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=148"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/148\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/149"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=148"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=148"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=148"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}