{"id":254,"date":"2010-01-22T00:00:00","date_gmt":"2010-01-21T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=254"},"modified":"2010-01-22T00:00:00","modified_gmt":"2010-01-21T23:00:00","slug":"the-crazy-world-of-arthur-brown","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=254","title":{"rendered":"The Crazy World Of Arthur Brown"},"content":{"rendered":"<p><span><\/span>Au panth&eacute;on des disques foutrement chtarb&eacute;s des ann&eacute;es soixante, un maniaque bariol&eacute; partage avec d&#39;anciens bidasses devenus Monks le pouvoir sacr&eacute; de traumatiser les curieux&#8230;&nbsp; Des moines psychotiques, chouchous de cette r&eacute;daction, on se fera une joie de reparler une prochaine fois. Pour l&#39;heure, mettons le feu &agrave; nos v&ecirc;tements et entrons en farandole dans le Crazy World Of Arthur Brown. <!--more--><\/p>\n<p>Les basses palpitent comme une insomnie. Un orgue ensorcel&eacute; tourneboule dans le sabbat fluorescent. Z&eacute;brures de cuivres ign&eacute;s. La fanfare du nid de coucou d&eacute;boule dans votre salon. La pr&ecirc;che d&#39;un clown pyromane vrille sans pr&eacute;venir dans des aigus &agrave; rendre fou. <span>&laquo;&nbsp;<em>Dynamic explosions in my brain shattered me to drops of rain falling from a yellow sky&nbsp;<\/em>&raquo;. <\/span>Densit&eacute; du d&eacute;lire d&#39;un gourou schizophr&egrave;ne: un feu follet n&#39;y retrouverait pas ses petits. <\/p>\n<p>Tourbillonnant d&eacute;fonc&eacute; parmi les montures embras&eacute;es d&#39;un carrousel psych&eacute;d&eacute;lique, j&#39;&eacute;l&egrave;ve une main &agrave; mille doigts pour me rattraper &agrave; la Voix profonde du d&eacute;miurge frappadingue. Point de pompon- le billet est &agrave; chercher dans les chevelures roussies des vestales accroupies sur leurs chevaux de man&egrave;ge enflamm&eacute;s et qui lapident &agrave; chaque tour le visage g&eacute;ant de Walt Disney pos&eacute; sur une petite cuiller. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Mon esprit se retrouve enferm&eacute; avec un d&eacute;sax&eacute; hirsute dans une maison en caramel mou qui va r&eacute;tr&eacute;cissant. Le fou rebondit contre les murs en poussant des cris stridents qui me paniquent. Englu&eacute;, spasmodique, je manque &eacute;touffer quand un bec bensen transperce le sol caram&eacute;lis&eacute;, autour duquel est agripp&eacute; le docteur Sigmund Freud bredouillant une histoire de symbolique sexuelle. Sous ses paroles, le maniaque bondissant se jette sur le bec pour se transformer en une flamme braillarde. <span>&laquo;&nbsp;<em>I am the God of Hellfire and I bring you FIRE<\/em>&nbsp;&raquo;.<\/span><span>Premier bard\u014d.<\/span><\/p>\n<p><span><\/span><span><\/span><span>&laquo;&nbsp;<em>God Brother&#8230; you LIE!<\/em>&nbsp;&raquo;, &nbsp;condamne la Voix. <\/span>Une tenture se l&egrave;ve sur la M&eacute;sopotamie foisonnante. Staccatos impies de cordes dont on fait les pendaisons. Devant le gibet, un <strong>M&eacute;phisto<\/strong>&nbsp; cramoisi bichonne son &eacute;tal de fioles multicolores et h&egrave;le les passants du r&ecirc;ve: &laquo;&nbsp;<em>Come and see, come and buy! <\/em><span><em>I can sell you&#8230; love&#8230; I can sell you&#8230; the morning sun&#8230;<\/em>&nbsp;&raquo;. <\/span>mais &laquo;&nbsp;<em>the price of your entry is SIN<\/em>&nbsp;&raquo;. Le dormeur songe qu&#39;il s&#39;endort dans les orgues et l&#39;encens. <span>Il r&ecirc;ve qu&#39;il cauchemarde. Confusion. Angoisse. Paradigmes. &laquo;&nbsp;<em>Why is it so cold in here? You&#39;re gonna burn, burn, burn, burn!!!!<\/em>&nbsp;&raquo;. <\/span>Second bard\u014d. <\/p>\n<p>Clic. Double r&eacute;veil. L&#39;aiguille du tourne-disque est all&eacute;e se repositionner sur son socle. Incroyablement intacte. Oserai-je la faire tourner sur l&#39;autre face de ce disque-monde Pratchettien? Oui, &eacute;videmment. Mes paupi&egrave;res sont lourdes. Mes muscles engourdis. L&#39;odeur du soufre se r&eacute;pand dans ma pi&egrave;ce, dans mes narines, gr&eacute;sille enfin dans mon petit doigt qui me m&egrave;ne dans ma corbeille de linge sale o&ugrave; br&ucirc;le l&#39;oeil du sorcier. &laquo;&nbsp;<em>I put a spell on you<\/em>&nbsp;&raquo;. Il m&#39;a jet&eacute; un sort. <span>Je suis &agrave; lui. <em>I better stop the things that I do. <\/em><\/span><em>He ain&#39;t lying<\/em>. Nul ne peut r&eacute;sister au happement de cet orgue sortil&egrave;ge. &nbsp;<\/p>\n<p>Je me retrouve entra&icirc;n&eacute; &agrave; courir au gr&eacute; des pizzicatos de violoncelle dans un jardin d&#39;Eden revisit&eacute;&nbsp; 61 o&ugrave; Timothy Leary, assis dans les branches d&#39;un pommier fr&eacute;tillant, s&#39;amuse &agrave; contrecarrer ma course d&eacute;mente en faisant appara&icirc;tre des pommes dans mes jambes tandis que Charles Manson commente &laquo;&nbsp;the great spontaneous apple creation&nbsp;&raquo; avec des hal&egrave;tements infernaux et que tout s&#39;&eacute;croule &agrave; toute vitesse autour de nous. O&ugrave; donc est l&#39;&Egrave;ve? Brigitte bard\u014d. <\/p>\n<p>D&eacute;valant la montagne magique de Thomas Mann sur une ordonnance de cure de repos, je tombe &agrave; grand fracas dans le jeu des perles de verre. Des forains ivres me prennent par le bras pour me mener aux agapes o&ugrave; l&#39;on dilapide l&#39;argent d&#39;un James Brown en toge de patricien. J&#39;ai perdu l&#39;esprit. Je n&#39;appartiens plus au monde r&eacute;el. Je suis d&eacute;sormais un enfant de ce royaume cingl&eacute;. &laquo;&nbsp;<em>Child of my kingdom<\/em>&nbsp;&raquo;, me berce la Voix. Je ne suis que trop rentr&eacute; dans ce disque. Et maintenant, comment j&#39;en sors? <\/p>\n<p><strong>&Agrave; l&#39;AAAAAAAAAIIIIIDDDDDDEEEEEEEEEE!!!<\/strong>&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Lazarus Larzac<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Amicale psych&eacute;d&eacute;lique de la Table Ronde<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au panth&eacute;on des disques foutrement chtarb&eacute;s des ann&eacute;es soixante, un maniaque bariol&eacute; partage avec d&#39;anciens bidasses devenus Monks le pouvoir sacr&eacute; de traumatiser les curieux&#8230;&nbsp; Des moines psychotiques, chouchous de cette r&eacute;daction, on se fera une joie de reparler une prochaine fois. 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