{"id":256,"date":"2010-02-19T00:00:00","date_gmt":"2010-02-18T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=256"},"modified":"2010-02-19T00:00:00","modified_gmt":"2010-02-18T23:00:00","slug":"mon-zombie-chez-les-rosbifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=256","title":{"rendered":"Mon Zombie chez les rosbifs"},"content":{"rendered":"<p>Quand on pense aux anglais sur leur caillou, on visualise l&rsquo;union jack, la boite de Quality Street, Steed et son chapeau melon ou encore les Fab Four en Sgt Pepper&hellip; Les plus &laquo;&nbsp;jours de France&nbsp;&raquo; d&rsquo;entre vous y verront plut&ocirc;t les bijoux de la reine, la rel&egrave;ve de la garde et le mouton menthol&eacute; sans filtre. Les images d&rsquo;Epinal ont la vie dure et la dent creuse chez les grands bretons&hellip; m&ecirc;me si depuis un moment d&eacute;j&agrave;, les rosbifs se montrent de plus en plus&hellip;saignants&nbsp;!<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&laquo;<em><strong>&nbsp;I, Zombie&nbsp;: the chronicles of pain<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo; avait lanc&eacute; l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie en 1998&hellip; le mal avait atteint son point de non retour en 2002 avec &laquo;&nbsp;<em><strong>28 days later<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo;. S&rsquo;ensuivra des r&eacute;alisations fi&eacute;vreuses et sanguinolentes avec &laquo;&nbsp;<em><strong>Zombie diaries<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em><strong>28 weeks later<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo; et l&rsquo;immense &laquo;&nbsp;<em><strong>Shaun of the dead<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo;, apog&eacute;e du film du genre qui atteint, et ceci d&egrave;s la premi&egrave;re projection, le panth&eacute;on du film de mangeur de visc&egrave;res. L&rsquo;&eacute;cossais <strong>Neil Jordan<\/strong>, r&eacute;alisateur de &laquo;&nbsp;<em><strong>The descent<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo;, fortement appr&eacute;ci&eacute; par <strong>Le Rennet<\/strong>, a lui aussi marqu&eacute; de son empreinte l&rsquo;apocalypse zombie avec son &laquo;&nbsp;<strong><em>Doomsday<\/em><\/strong>&nbsp;&raquo;&hellip; autre miracle tourn&eacute; au del&agrave; du mur d&rsquo;Hadrien, &laquo;&nbsp;<em><strong>the dead outside<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo;, bobine stressante avec accent de <strong>Glasgow<\/strong> &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. &nbsp;M&ecirc;me les irlandais s&rsquo;y mettent avec un &laquo;&nbsp;<strong><em>Portrait of a zombie<\/em><\/strong>&nbsp;&raquo; qui sort courant 2010&hellip; Le mort vivant outre manche est inspir&eacute; et se reproduit de fort noble fa&ccedil;on, on raconte m&ecirc;me que la reine en fait un &eacute;levage.<\/p>\n<p>Mini s&eacute;rie britannique,&nbsp; &laquo;&nbsp;<em><strong>the dead set<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo; innove de fa&ccedil;on grandiose le film de zombies. Pendant la r&eacute;alisation de Big Brother, t&eacute;l&eacute; r&eacute;alit&eacute; anglaise &eacute;quivalente &agrave; &laquo;&nbsp;<em>Loft Story<\/em>&nbsp;&raquo;, une pand&eacute;mie fulgurante transforme Londres en capitale cannibale o&ugrave; s&eacute;vissent d&eacute;sormais des hordes de zombies affam&eacute;s. M&ecirc;me les cockneys en perdent leur accent et leur casquette, c&rsquo;est dire&nbsp;!<\/p>\n<p>Tr&egrave;s rapidement, les non morts deviennent plus que rares&hellip; et comme ce qui est rare est &laquo;&nbsp;chair&nbsp;&raquo; et que le mort vivant aime se repa&icirc;tre des chers humains, il se dirige tout naturellement vers le r&eacute;servoir &agrave; visc&egrave;res encore sur pieds&nbsp;: les studios de t&eacute;l&eacute;vision dudit Big Brother.<\/p>\n<p>Pendant que les lofteurs anglais vivent au rythme de leur enc&eacute;phalogramme plat comme la <strong>Belgique<\/strong>, les techniciens et cam&eacute;ramans se font d&eacute;chiqueter sournoisement par la pl&egrave;be enrag&eacute;e, ce qui donne des sc&egrave;nes anthologiques &agrave; faire b&eacute;gayer <strong>Romero<\/strong> lui-m&ecirc;me. Tout est l&agrave; pour participer au stress et au r&eacute;tr&eacute;cissement anal du spectateur aventureux&nbsp;: des couloirs sombres et &eacute;troits d&rsquo;o&ugrave; surgissent les mutants affam&eacute;s, des poursuites grand guignolesques avec festin de tripailles &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e&hellip; les zombies y sont tr&egrave;s, tr&egrave;s cons, du genre &agrave; rester gratter derri&egrave;re une porte pendant deux jours tandis que les assi&eacute;g&eacute;s se d&eacute;sesp&egrave;rent de l&rsquo;opini&acirc;tret&eacute; animale des monstres tout en dents. Y a pas &agrave; tortiller, les angliches savent bien renouveler le genre, y apportant une dimension tragi comique m&ecirc;lant la ringardise du faubourien et la sauvagerie de l&rsquo;animal vorace et crevant la dalle&hellip; Un vrai r&eacute;gal&nbsp;!<\/p>\n<p>Donc apr&egrave;s avoir nettoy&eacute; les studios de tout ce qui bouge, les morts vivants commencent &agrave; mater s&eacute;rieusement ce qu&rsquo;il y a dans le grand aquarium, &agrave; savoir les lofteurs british. Et ben, j&rsquo;en ai vu du film de macchab&eacute;es et de non morts pourrissants sur pied, de l&rsquo;&eacute;visc&eacute;ration &agrave; c&oelig;ur ouvert, de la tr&eacute;panation avec d&eacute;gustation de cervelle fra&icirc;che, de la circoncision <em>Brit mila<\/em> et consorts&hellip; Et ben l&agrave;, on n&rsquo;est pas loin d&rsquo;atteindre le paroxysme de la terreur, le saint graal du malaise, l&rsquo;Annapurna du d&eacute;sespoir&hellip; Les zombies sont tout autour des lofteurs et les observent &agrave; travers des vitres sans tain&hellip; et ces cons de lofteurs savent pas ce qu&rsquo;il y autour&hellip; je vous le dis tout net, chers lecteurs, la situation est insupportable et cette mise en ab&icirc;me est un viol de l&rsquo;&acirc;me. Alors pr&eacute;cipitez vous donc comme un seul survivant vers ce <strong>Dead set<\/strong>, claquemurez vous dans vos demeures et pesez donc sur le piton de votre t&eacute;l&eacute;commande, l&rsquo;horreur est au bout de l&rsquo;infra rouge&hellip; <\/p>\n<p>Tiens, j&rsquo;entends gratter avec v&eacute;h&eacute;mence &agrave; la porte&hellip;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand on pense aux anglais sur leur caillou, on visualise l&rsquo;union jack, la boite de Quality Street, Steed et son chapeau melon ou encore les Fab Four en Sgt Pepper&hellip; Les plus &laquo;&nbsp;jours de France&nbsp;&raquo; d&rsquo;entre vous y verront plut&ocirc;t les bijoux de la reine, la rel&egrave;ve de la garde et le mouton menthol&eacute; sans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":257,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-256","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/256","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=256"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/256\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/257"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=256"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=256"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=256"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}