{"id":258,"date":"2010-03-05T00:00:00","date_gmt":"2010-03-04T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=258"},"modified":"2010-03-05T00:00:00","modified_gmt":"2010-03-04T23:00:00","slug":"arrested-development-on-choisit-pas-sa-famille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=258","title":{"rendered":"Arrested Development: on choisit pas sa famille."},"content":{"rendered":"<p>Parmi toutes les s&eacute;ries US des cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, le t&eacute;l&eacute;spectateur commun ne triera gu&egrave;re et marquera avec empressement les productions HBO comme&nbsp; la fine fleur intelligente du divertissement privil&eacute;gi&eacute;&hellip; Ignorant par la m&ecirc;me de vrais bijoux acides mais non conventionn&eacute;s, le chantre du bon go&ucirc;t enterrera sans scrupules des &oelig;uvres parfaites mais sans doute trop azimut&eacute;es. Ignor&eacute;e des critiques comme des t&eacute;l&eacute;spectateurs, diffus&eacute;e un temps dans une VF d&eacute;sastreuse sur une cha&icirc;ne &laquo;&nbsp;adolescente&nbsp;&raquo; de la TNT, Arrested Development n&#39;a pas trouv&eacute; son public en France. &Agrave; vrai dire, elle ne l&#39;a jamais trouv&eacute; aux USA non plus&#8230; Histoire d&#39;un malentendu. <!--more--><\/p>\n<p>D&eacute;testation des adolescents mise &agrave; part, il n&#39;y a rien d&#39;&eacute;tonnant &agrave; ce que l&#39;humour de cette s&eacute;rie pass&acirc;t largement au-dessus de la t&ecirc;te du puceau acn&eacute;ique moyen, individu exclusivement pr&eacute;occup&eacute; par le dernier clip porno&iuml;de dans lequel apercevoir un bout de nibard ou une fesse furtive de chanteuse inepte. De l&#39;autre c&ocirc;t&eacute; de l&#39;Atlantique, la confusion est d&#39;un tout autre genre. La s&eacute;rie passait sur <strong>Fox<\/strong> &agrave; l&#39;&eacute;poque o&ugrave; la cha&icirc;ne de <strong>Rupert Murdoch<\/strong> bourrinait le plus intens&eacute;ment sa propagande n&eacute;o conservatrice. Pour les sympathisants d&eacute;mocrates, la <strong>Fox<\/strong>, c&#39;&eacute;tait la connerie exalt&eacute;e de <strong>Bill O&#39;Reilly<\/strong> et les contrev&eacute;rit&eacute;s manifestes de &laquo;&nbsp;<em>Faux News<\/em>&nbsp;&raquo;: il leur &eacute;tait inenvisageable de s&#39;int&eacute;resser aux autres programmes diffus&eacute;s sur le r&eacute;seau abhorr&eacute;. R&eacute;sultat, la production a jet&eacute; l&#39;&eacute;ponge &agrave; la fin de la troisi&egrave;me saison.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&Agrave; premi&egrave;re vue, effectivement, <strong>Arrested Development<\/strong> para&icirc;t pencher franchement &agrave; droite. Les <strong>Bluth<\/strong> sont une famille californienne ais&eacute;e qui n&#39;en a rien &agrave; cirer des dures r&eacute;alit&eacute;s des classes moins fortun&eacute;es. Chez les <strong>Bluth<\/strong>, les pauvres, c&rsquo;est d&#39;abord un sujet de plaisanterie. Les employ&eacute;s de la <strong>Bluth company<\/strong> sont pr&eacute;sent&eacute;s comme des moutons de Panurge qu&#39;on impressionne en leur jetant des pi&eacute;cettes sous le nez. En ce qui concerne les minorit&eacute;s, elles sont r&eacute;duites dans la s&eacute;rie &agrave; quelques clich&eacute;s &agrave; la peau dure: la mexicaine est femme de m&eacute;nage, le noir est un d&eacute;linquant pyromane et l&#39;asiatique ourdit des fourberies sous ses dehors innocents&#8230; Quant aux engag&eacute;s de gauche, ils sont plus grotesques les uns que les autres. Le d&eacute;fenseur des arbres est un &eacute;rotomane mal d&eacute;grossi. Les militants homosexuels sont montr&eacute;s comme des fofolles exub&eacute;rantes qui ne pensent qu&#39;&agrave; se tr&eacute;mousser dans des habits de carnaval. Les manifestants anti-guerre se font berner comme des enfants par les bidasses du coin. Par ailleurs, les handicap&eacute;s sont des manipulateurs (-trices) et leur pr&eacute;tendue infirmit&eacute; n&#39;est que stratag&egrave;me (cf. les personnages de l&#39;avocate <strong>Maggie Lizer<\/strong> et de <strong>Surely F&uuml;nke<\/strong> dans la saison 2). &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En r&eacute;alit&eacute;, <strong>Arrested Development<\/strong> se moque de tout et de tout le monde, surtout de ces nouveaux riches sans scrupules (le p&egrave;re <strong>Bluth<\/strong> filmait autrefois les bagarres de ses enfants pour les commercialiser en VHS) et superficiels dont elle fait la caricature. Ses auteurs se contrefoutent &eacute;galement du politiquement correct. Mieux, ils jouent avec (<strong>Lucille Bluth<\/strong> signe sans h&eacute;siter lorsque <strong>Michael Moore<\/strong> surgit, empoignant un formulaire, pour lui demander si elle accepterait d&#39;envoyer son fils <strong>Buster<\/strong> en Irak).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#39;unique pr&eacute;occupation de la famille <strong>Bluth<\/strong>, c&#39;est de maintenir son niveau de vie. Lorsque <strong>George Senior<\/strong> (<strong>Jeffrey Tambor<\/strong>, au taquet) est arr&ecirc;t&eacute; par la brigade financi&egrave;re le jour de son d&eacute;part en retraite, le confort du clan est menac&eacute;. Quelqu&#39;un doit prendre en main les affaires de la famille. Mais qui peut succ&eacute;der au pater familias, entrepreneur infernal parti d&#39;un stand &agrave; bananes au bord de la plage pour cr&eacute;er un appareil &agrave; pop-corn d&eacute;vastateur, pour monter finalement une affaire louche mais prosp&egrave;re de maisons t&eacute;moin? L&#39;&eacute;pouse, <strong>Lucille<\/strong>, est une alcoolique mondaine sarcastique (voire sadique) et incurablement oisive (grin&ccedil;ante <strong>Jessica Walter<\/strong>). L&#39;a&icirc;n&eacute;, <strong>George Oscar Bluth<\/strong> alias <strong>GOB<\/strong> (prononcer &laquo;&nbsp;<em><strong>Job<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo;) est un playboy &agrave; la manque qui exerce avec une fougue spectaculaire une activit&eacute; path&eacute;tique de magicien super-foireux (ph&eacute;nom&eacute;nal <strong>Will Arnett<\/strong>). Branleur devant l&rsquo;&eacute;ternel, il ne se d&eacute;place qu&rsquo;en gyropode Segway. <strong>Lindsay<\/strong> passe le plus clair de son temps &agrave; faire du shopping et picorer des petits fours dans des charit&eacute;s sans lendemain (&eacute;moustillante <strong>Portia de Ross<\/strong>i). Son mari <strong>Tobias F&uuml;nke<\/strong>, sp&eacute;cimen fulgurant d&#39;homosexuel refoul&eacute; compl&egrave;tement &agrave; la masse, a d&eacute;cid&eacute; de renoncer &agrave; la m&eacute;decine, qu&#39;il pratiquait avec une incomp&eacute;tence incomparable, pour se jeter dans une carri&egrave;re d&#39;acteur promise &agrave; de grands moments de solitude (g&eacute;nial <strong>David Cross<\/strong>). Le petit dernier, <strong>Buster<\/strong>, n&#39;a jamais coup&eacute; le cordon, et s&#39;il a &eacute;tudi&eacute; toutes sortes de disciplines pointues &agrave; l&#39;universit&eacute;, il est sujet &agrave; des crises d&#39;angoisse paralysantes d&egrave;s lors qu&#39;il se retrouve confront&eacute; &agrave; une situation dans laquelle ses &eacute;tudes ne lui sont d&#39;aucune application- soit n&#39;importe quelle situation de la vie quotidienne (d&eacute;bile <strong>Tony Hale<\/strong>). &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le seul membre de la famille intouch&eacute; par ce cr&eacute;tinisme atavique est le cadet <strong>Michael<\/strong> (solide <strong>Jason Bateman<\/strong>, dans le r&ocirc;le qui a ressuscit&eacute; sa carri&egrave;re). Travailleur, m&eacute;ticuleux, int&egrave;gre, sa droiture naturelle est constamment mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve par les conneries sans nom de son entourage. Suite au d&eacute;c&egrave;s de sa femme, Michael &eacute;l&egrave;ve seul son fils <strong>George Michael<\/strong>, adolescent terriblement emprunt&eacute; et gaffeur (l&rsquo;incroyable <strong>Michael Cera<\/strong>, dans le r&ocirc;le qui a lanc&eacute; sa carri&egrave;re). Toute la difficult&eacute; pour le papa consiste &agrave; lui faire comprendre de ne surtout pas suivre l&rsquo;exemple de ses oncles et de sa tante, sans pour autant remettre en cause le pr&eacute;cepte selon lequel &laquo;&nbsp;<em>la famille vient en premier<\/em>&nbsp;&raquo;. Personnage apollinien esseul&eacute; dans le microcosme dionysiaque de sa famille et de son milieu social, Michael Bluth incarne le point focal du spectateur dans la d&eacute;liquescence ambiante,&nbsp;&agrave; l&rsquo;instar d&rsquo;un <strong>Jim Halpert<\/strong> dans la version am&eacute;ricaine de <strong><em>The Office<\/em><\/strong>, autre s&eacute;rie comique enthousiasmante ayant opt&eacute; pour une approche documentaire. Mais &agrave; la diff&eacute;rence de <em><strong>The Office<\/strong><\/em>, plus th&eacute;&acirc;trale (pour l&rsquo;essentiel, les &eacute;pisodes respectent une unit&eacute; de temps &ndash; la journ&eacute;e de travail- et de lieu &ndash;le bureau), <strong>Arrested Development<\/strong> a recours &agrave; une voix off qui est celle de <strong>Ron Howard<\/strong>, le c&eacute;l&egrave;bre r&eacute;alisateur de films gnangnan, qui intervient pour contredire les personnages (preuves &agrave; l&rsquo;appui), remettre les &eacute;v&egrave;nements en perspective, ou acc&eacute;l&eacute;rer le rythme narratif. Le proc&eacute;d&eacute; peut para&icirc;tre lourd sur le papier, mais il fonctionne parfaitement ici. D&rsquo;ailleurs, &agrave; vingt minutes l&rsquo;&eacute;pisode, le tempo est tellement soutenu que le t&eacute;l&eacute;spectateur doit maintenir une vigilance constante pour ne pas laisser &eacute;chapper le moindre d&eacute;tail.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Eu &eacute;gard &agrave; Sigmund, on ne saurait terminer une chronique sur <strong>Arrested Development<\/strong> sans &eacute;voquer la sexualit&eacute; volcanique de ses personnages, qui est par ailleurs un incontournable ressort comique de la s&eacute;rie. En la famille <strong>Bluth<\/strong>, on tient un catalogue de sexualit&eacute;s inassum&eacute;es (parce que tabou dans le milieu social &eacute;voqu&eacute;) donc explosives. Le cas le plus &eacute;vident est celui de <strong>Tobias<\/strong>, le beau-fr&egrave;re. Le personnage refoule tellement son homosexualit&eacute; qu&rsquo;il d&eacute;bite des lapsus au kilom&egrave;tre (les exemples se d&eacute;nombrent en centaines). En outre, <strong>Tobias<\/strong> a le don incroyable de se fourrer (sans mauvais jeu de mots) dans des situations plus que tendancieuses sans jamais se rendre compte de rien. Quant au personnage de <strong>Buster<\/strong>, il se complait dans une relation d&rsquo;amour-haine des plus ambigu&euml;s avec sa m&egrave;re. Lorsqu&rsquo;il parvient cens&eacute;ment &agrave; s&rsquo;extraire du giron maternel, c&rsquo;est pour se jeter &agrave; corps perdu dans une relation avec une amie de sa m&egrave;re, qui, forc&eacute;ment, a le m&ecirc;me &acirc;ge et porte le m&ecirc;me nom&nbsp;! Vous avez dit Oedipe? Par la suite, pass&eacute; une longue phase de g&eacute;rontophilie, sa m&egrave;re surprend <strong>Buster<\/strong> au lit avec&hellip; un aspirateur&nbsp;! <strong>Gob<\/strong>, lui, baiserait n&#39;importe quoi pourvu que &ccedil;a puisse att&eacute;nuer son complexe d&#39;inf&eacute;riorit&eacute; vis-&agrave;-vis de son fr&egrave;re Michael ou satisfaire son d&eacute;sir de reconnaissance vis-&agrave;-vis de son p&egrave;re. Il le prouve en se tapant des laiderons pas possibles au lieu de se consacrer &agrave; sa relation avec une d&eacute;licieuse actrice latino de soap opera&#8230; La matriarche n&#39;est pas en reste puisqu&#39;elle profite de l&#39;incarc&eacute;ration de son mari pour coucher avec le fr&egrave;re de celui-ci (le m&ecirc;me avec des cheveux). Le jeune <strong>George Michael<\/strong> souscrit &eacute;galement aux amours incestueuses car il &eacute;prouve une attirance tr&egrave;s forte &agrave; l&#39;endroit de&#8230; sa cousine <strong>Maeby<\/strong>. Et comment interpr&eacute;ter la r&eacute;plique de <strong>George Senior<\/strong> apr&egrave;s sa premi&egrave;re nuit en prison, quand il d&eacute;clare &agrave; <strong>Michael<\/strong>, en faisant un clin d&#39;oeil &agrave; un co-d&eacute;tenu, qu&#39;il passe de bons moments derri&egrave;re les barreaux ? Et je ne vous parle m&ecirc;me pas de l&#39;avocat de la famille&#8230;&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si cet humble papier devait titiller votre curiosit&eacute;, sachez que vous ne pouvez pas vous tromper en chopant les deux premi&egrave;res saisons. La troisi&egrave;me et derni&egrave;re saison marque nettement le pas. Mais par piti&eacute; ne regardez pas la s&eacute;rie en VF car c&#39;est un v&eacute;ritable sabotage. Depuis l&#39;arr&ecirc;t de la s&eacute;rie, les rumeurs vont bon train concernant une adaptation au cin&eacute;ma, ce que les diff&eacute;rents acteurs ayant particip&eacute; &agrave; l&#39;aventure ne daignent ni d&eacute;mentir ni confirmer. Ce qui est s&ucirc;r, c&#39;est que les turpitudes de la famille <strong>Bluth<\/strong> ont lanc&eacute; la carri&egrave;re du canadien <strong>Michael Cera<\/strong> (apparu ensuite dans <strong><em>Juno<\/em><\/strong> et <strong><em>Supermalades<\/em><\/strong>) et relanc&eacute; celle de son compatriote <strong>Will Arnett<\/strong> (<strong><em>Blades Of Glory<\/em><\/strong>, <strong><em>The Brothers Solomon<\/em><\/strong>). Avec de tels talents canadiens, il &eacute;tait naturel que la s&eacute;rie marche au moins au pays de la feuille d&#39;&eacute;rable. C&#39;est le cas! Comme quoi tout&nbsp; ne se perd pas&#8230;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Nichachien Reilly<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parmi toutes les s&eacute;ries US des cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, le t&eacute;l&eacute;spectateur commun ne triera gu&egrave;re et marquera avec empressement les productions HBO comme&nbsp; la fine fleur intelligente du divertissement privil&eacute;gi&eacute;&hellip; Ignorant par la m&ecirc;me de vrais bijoux acides mais non conventionn&eacute;s, le chantre du bon go&ucirc;t enterrera sans scrupules des &oelig;uvres parfaites mais sans doute [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":259,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-258","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-la-telemission-ou-lopium-des-cons"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/258","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=258"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/258\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/259"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=258"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=258"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=258"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}