{"id":294,"date":"2010-12-17T00:00:00","date_gmt":"2010-12-16T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=294"},"modified":"2010-12-17T00:00:00","modified_gmt":"2010-12-16T23:00:00","slug":"david-mac-williams","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=294","title":{"rendered":"David Mac Williams"},"content":{"rendered":"<p>Le 45 tours avait tout pour s&eacute;duire l&#39;enfant que j&#39;&eacute;tais alors&#8230; Dans la collection &quot;Dance for ever&quot;, j&#39;annonce David Mac Williams! Le morceau &quot;Days of Pearly Spencer&quot; r&eacute;sonnait alors dans mes oreilles comme la quintessence de la m&eacute;lodie parfaite. Et quelle modernit&eacute;! Cette voix nasillarde et d&eacute;sincarn&eacute;e qui poussait le refrain, &eacute;tait elle le fait d&#39;un andro&iuml;de enrhum&eacute;? Cela soulevait des questions, aur&eacute;olant d&#39;encore plus de myst&egrave;re le rond de cire en pleine r&eacute;volution.<!--more--><\/p>\n<p>Point de robot crooner mais un m&eacute;gaphone pour donner l&#39;impression d&#39;une voix t&eacute;l&eacute;phonique&#8230; pas d&#39;alter ego en ferraille pour <strong>David Mac Williams<\/strong>, seulement un tr&egrave;fle &agrave; trois feuilles accroch&eacute; &agrave; chacune de ses compostions.<br \/><strong>David Mac Williams<\/strong> na&icirc;t en 1945, &agrave; Belfast, Irlande du nord. Les f&eacute;es &quot;<em>Banshees<\/em>&quot; se penchent sur son berceau pour chantonner &quot;<strong><em>foggy dew<\/em><\/strong>&quot;, lui donnant le go&ucirc;t pour la m&eacute;lodie et la composition. Pr&eacute;cocement, <strong>Mac William<\/strong>s joue de la guitare et interpr&egrave;te ses chansons. En tant qu&#39;irlandais, il exerce savamment ses talents en football, fait de la danse dans un cercle et se fait virer de l&#39;&eacute;cole pour avoir picol&eacute; entre les cours. Se passionnant de plus en plus pour certaines affaires rock an roll, il voue rapidement un culte hors norme pour <strong>Buddy Holly<\/strong>. Lass&eacute; de jouer des reprises (notamment pour son cercle de danse), il compose de plus en plus: &quot;<em>I listen with my eyes and i sing what i see<\/em>&quot;. <\/p>\n<p>&nbsp;Apr&egrave;s avoir enregistr&eacute; quelques titres, il fait passer une d&eacute;mo qui tombe entre les mains de <strong>Philippe Solomon<\/strong>, alors manager des <strong>Van Morisson and the Them<\/strong> et des <strong>Bachelors<\/strong>. <strong>Solomon<\/strong> est activiste dans le milieu musical irlandais d&#39;alors, allant m&ecirc;me jusqu&#39;&agrave; investir de l&#39;argent dans la fameuse radio pirate, &quot;<em>radio Caroline<\/em>&quot;. Il poss&egrave;de 20% des parts et est un ami de <strong>Ronan O&#39;Rahilly<\/strong>, directeur de la radio. Radio Caroline &eacute;met au large des c&ocirc;tes anglaises, juste &agrave; la limite des eaux internationales, depuis un ancien ferry danois rebaptis&eacute; Caroline. Trublion des ondes, la fameuse antenne jouera un r&ocirc;le important dans la carri&egrave;re de <strong>Mac Williams<\/strong>, le desservant plus qu&#39;autre chose. <\/p>\n<p>Convaincu du talent de <strong>Mc Williams<\/strong>, <strong>Solomon<\/strong> lui d&eacute;croche un contrat chez CBS&#8230; Sortie du premier 45 tours, &quot;<em>God and my country<\/em>&quot;, en 1966. C&#39;est un &eacute;chec populaire. Qu&#39;importe! Solomon reste fid&egrave;le &agrave; Mc Williams et le signe sur son propre label, <strong>Major minor<\/strong>. Le label Major Minor Records a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; par Solomon pour pouvoir produire des artistes peu reconnus en Grande Bretagne&#8230; c&#39;est un maillon de la cha&icirc;ne important pour Solomon qui consid&egrave;re que la BBC est vendue aux gros labels de l&#39;&eacute;poque et ne passe que des disques issus des grosses structures. Major Minor lui permet de signer des artistes &quot;ind&eacute;pendants&quot; qui sont diffus&eacute;s via les ondes par Radio Caroline. le catalogue est vaste et de qualit&eacute;: <strong>the Isley Brothers, Cissy Houston, Kim Weston, the Jazz Hip Trio, the New Wave Band (featuring Eric Stewart, qui fonde plus tard 10CC), Taste, The Dubliners, Johnny Nash, Tommy James and the Shondells, Karen Young, Crazy Elephant, Them, July<\/strong> ( groupe psych&eacute; super bath),<strong> Raymond Lef&egrave;vre and his orchestra, we 4, Eric Charden, the golden earings, Rita, Brian Fahey<\/strong>&#8230; et bien s&ucirc;r <strong>David Mac Williams<\/strong>! Solomon fera de belles ventes en sortant le 45 tours de &quot;<em>Je t&#39;aime&#8230; Moi non plus<\/em>&quot; de <strong>Gainsbourg<\/strong> qui rencontre des probl&egrave;mes de sortie en rapport &agrave; son aspect un peu trop &quot;<em>sexuel<\/em>&quot;. <strong>Fontana<\/strong> est trop prude, pas <strong>Major Minor<\/strong>!<\/p>\n<p>David Mac Williams sign&eacute; sur Major Minor, il enregistre dans la foul&eacute;e son premier album, &quot;<em>David Mac Williams singing songs by David Mac Williams&quot;<\/em>. Pl&eacute;thore d&#39;arrangements somptueux et baroques sign&eacute;s par <strong>Mike Leander<\/strong>. Leander est producteur et arrangeur chez Decca&#8230; il est assez talentueux, jusqu&#39;&agrave; &ecirc;tre le seul arrangeur,en dehors de <strong>Martin<\/strong>, a avoir arrang&eacute; des parties cordes pour les <strong>Beatles<\/strong> (sur &quot;<em>She&#39;s leaving home<\/em>&quot;).<br \/>Il a produit entre autres <strong>Marianne Faithfull, Billy Fury, Marc Bolan, Joe Cocker, The Small Faces, Van Morrison, Alan Price, Keith Richards, Shirley Bassey, Lulu, Jimmy Page, Roy Orbison, Brian Jones, the drifters and Gene Pitney<\/strong>.<\/p>\n<p>Les arrangements de <strong>Leander<\/strong> magnifie les compositions de <strong>Mac Williams<\/strong>, y apposant clavecins, cordes ou fl&ucirc;tes. Les habituels instruments comme la guitare &eacute;lectrique sont totalement bannis de l&#39;album, laissant encore plus de place au tapis pr&eacute;cieux tiss&eacute; par Mike Leander&#8230; A l&#39;&eacute;coute de ce premier opus, on pense &agrave; un <strong>Dylan<\/strong> baroque ou &agrave; un <strong>Donovan<\/strong> affranchi du ma&icirc;tre &agrave; penser Zimmerman. Les compositions de Mc Williams sont tr&egrave;s personnelles, mettant en sc&egrave;ne un quotidien pas toujours reluisant, avec une touche somme toute tr&egrave;s &quot;<em>irlandaise<\/em>&quot;.<br \/>Ce premier album rencontre un joli succ&egrave;s d&#39;estime. Assez en tout cas pour que <strong>Mc Williams <\/strong>r&eacute;it&egrave;re avec un deuxi&egrave;me album, nomm&eacute; sobrement &quot;<em>David Mac Williams<\/em>&quot;, en 1967. L&#39;album marche bien mieux que le premier opus, surtout gr&acirc;ce &agrave; son titre &quot;<em>the days of Pearly spencer<\/em>&quot;. Ce tube,&quot;<em>days of Pearly Spencer<\/em>&quot;, reste peu repr&eacute;sentatif des compositions de Mc Williams et c&#39;est pourtant gr&acirc;ce &agrave; ce morceau que l&#39;irlandais va asseoir sa carri&egrave;re. Il fait un carton un peu partout en Europe, m&ecirc;me s&#39;il faudra attendre 1968 pour que le hit passe sur les ondes. En Grande Bretagne, il est boud&eacute; par la <strong>BBC<\/strong>, fid&egrave;le ennemie de <strong>Solomon<\/strong> et de ses accointances avec <strong>Radio Caroline<\/strong>&#8230; &ccedil;a n&#39;emp&ecirc;che pas la chanson de conna&icirc;tre un vif succ&egrave;s et d&#39;&ecirc;tre repris aussi bien en fran&ccedil;ais qu&#39;en italien&#8230; La version fran&ccedil;aise interpr&eacute;t&eacute;e par <strong>Frank Alamo<\/strong>, &quot;<em>je connais une chanson<\/em>&quot;, est une merde sans nom. <br \/>Les arrangements sur &quot;<em>david Mac Williams&quot;<\/em> sont une fois de plus sign&eacute;s par <strong>Leander<\/strong>&#8230; Certaines oreilles aff&ucirc;t&eacute;es trouveront des similitudes troublantes entre les arrangements de cordes de <strong>Leander<\/strong> et ceux d&#39;<strong>Arthur Greenslade<\/strong>, pour &quot;<em>Initials BB<\/em>&quot; de <strong>Gainsbourg<\/strong>. <\/p>\n<p>En 1968, sortie de &quot;<em>David Mac Williams III<\/em>&quot;. Narration du quotidien et de ses souvenirs de jeunesse, portraits de personnages hauts en couleur&#8230; l&#39;univers de Mac Williams est de plus en plus personnel. Ballades somptueuses jou&eacute;es &agrave; la 6 ou &agrave; la 12 cordes, arrangements pr&eacute;cieux et riches en cordes, la formule n&#39;est pas nouvelle mais fonctionne parfaitement. Ce ne sera pas suffisant pour le grand public. Hors le titre &quot;<em>can i get there by candelight?<\/em>&quot;, encens&eacute; et multi diffus&eacute; en Europe, ce troisi&egrave;me opus se classe moins bien dans les charts. Suivent quelques 45 tours et des tourn&eacute;es plus ou moins formelles en Europe. C&#39;est &eacute;galement en 1968 que le public am&eacute;ricain d&eacute;couvre<strong> Mac Williams<\/strong> &agrave; l&#39;occasion d&#39;une sortie chez <strong>Kapp Records<\/strong>. L&#39;album intitul&eacute; &quot;<em>days of Pearly Spencer<\/em>&quot; regroupe ses trois premiers opus. <br \/>Dans les ann&eacute;es 70, <strong>David Mac Williams<\/strong> est &agrave; Londres et sort quelques disques chez <strong>Parlophone<\/strong> puis sur le label <strong>Dawn<\/strong>. L&#39;insucc&egrave;s le ram&egrave;ne en Irlande du Nord o&ugrave; il continue d&#39;&eacute;crire, joue dans des bars et enregistre encore quelques albums dans l&#39;anonymat le plus complet. <br \/><strong>David Mac Williams<\/strong> dispara&icirc;t en 2002.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 45 tours avait tout pour s&eacute;duire l&#39;enfant que j&#39;&eacute;tais alors&#8230; Dans la collection &quot;Dance for ever&quot;, j&#39;annonce David Mac Williams! Le morceau &quot;Days of Pearly Spencer&quot; r&eacute;sonnait alors dans mes oreilles comme la quintessence de la m&eacute;lodie parfaite. Et quelle modernit&eacute;! 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