{"id":308,"date":"2011-05-13T00:00:00","date_gmt":"2011-05-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=308"},"modified":"2011-05-13T00:00:00","modified_gmt":"2011-05-12T23:00:00","slug":"the-turtles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=308","title":{"rendered":"The Turtles"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;N&#39;existant gu&egrave;re plus que pour les inconditionnels de musique de r&eacute;clame &agrave; la t&eacute;l&eacute;, le titre Happy together est aussi le titre d&#39;un vrai bon goupe avec des bouts de musiciens dedans&#8230; M&ecirc;me qu&#39;ils ont fait plein d&#39;autres chouettes musiques qui, elles, ne servent pas forc&eacute;ment &agrave; vendre des saucisses en plastique ou &agrave; la promotion du tourisme au Darfour. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<!--more--><\/p>\n<p>Originaires de la c&ocirc;te ouest, le groupe fait ses premi&egrave;res armes sous le nom de <em><strong>&quot;the crossfires from the planet Mars<\/strong><\/em>&quot;. Les deux leaders, <strong>Howard Kaylan<\/strong> et <strong>Mark Volman<\/strong>, sont assez proches d&#39;un activiste nocturne, <strong>Rob Foster<\/strong>, qui sert d&#39;impresario au groupe. Disc Jokey et tenancier d&#39;un club, <strong>Robert Foste<\/strong>r les introduit aupr&egrave;s des dirigeants d&#39;un jeune label naissant, <strong>White Whale Records<\/strong>.<br \/>Par contre, le nom usuel du groupe est trop st&eacute;r&eacute;otyp&eacute; &quot;<em>garage surf&quot;<\/em> et on demande au groupe de prendre un nom plus &quot;<em>&agrave; la mode<\/em>&quot;, comme ces <strong>Beatles<\/strong> ou ces <strong>Byrds<\/strong>, un truc plus animal avec le jeu de mot en prime, si possible. D&#39;un brainstorming fumeux sort le nom <strong>Tyrtles<\/strong> qui ne franchira jamais la porte du label puisqu&#39;on retrouvera le nom &quot;<strong>the turtles<\/strong>&quot; sur le premier single du groupe.<\/p>\n<p>Les <strong>Turtles <\/strong>revoient aussi leur r&eacute;pertoire trop orient&eacute; surf et travaille un son plus proche des <strong>Byrds<\/strong> et des <strong>Beatles<\/strong>, &agrave; savoir une ori&quot;entation plus pop et folk rock. En 1965 sort leur premier album intitul&eacute; &quot;<em>It ain&#39;t me babe<\/em>, morceau directement pioch&eacute; dans les compos de <strong>Dylan<\/strong>. L&#39;album compte d&#39;ailleurs 4 reprises du <strong>Zimmerman<\/strong> dont le titre phare, &quot;<em>it ain&#39;t me babe<\/em>&quot;, se classe dans le top 10 du bilboard de la fin de l&#39;ann&eacute;e 1965. L&#39;album sonne correctement mais reste peu original avec son lot de reprises archi populaires&#8230; A noter une des premi&egrave;res compositions du groupe (sous leur nouveau nom) intitul&eacute;e &quot;<em>last laugh<\/em>&quot;, pi&egrave;ce originale et convaincante dot&eacute;e d&#39;un clavecin virevoltant et d&#39;un aspect &quot;<em>danse sociale<\/em>&quot; abrasif. <\/p>\n<p>En 1966, sortie de l&#39;album &quot;<em><strong>you baby<\/strong><\/em>&quot; qui peine &agrave; trouver son public. Et pourtant! L&#39;album est plus personnel, avec le son <strong>Tutles<\/strong> qui se dessine progressivement et surtout, de moins de moins de reprises et de tr&egrave;s bonnes compositions, comme la pi&egrave;ce &quot;<em>Almost there<\/em>&quot;. &quot;<em>You baby<\/em>,&nbsp; le seul morceau &agrave; se classer p&eacute;niblement au top 20 du bilboard est une reprise de <strong>P.F. Sloan<\/strong>, consid&eacute;r&eacute; longtemps comme le <strong>Dylan<\/strong> du pauvre. L&#39;homme a quand m&ecirc;me compos&eacute; un paquet de bonnes chansons interpr&eacute;t&eacute;es par <strong>Mamas and papas<\/strong>, <strong>Jan and Dean<\/strong>, <strong>Herman&#39;s hermits<\/strong> ou <strong>Barry Mac Guire<\/strong>. A noter l&#39;excellente reprise de &quot;<em>flying high<\/em>&quot; de <strong>Country Joe mac Donald<\/strong>.<\/p>\n<p>1967: l&#39;ann&eacute;e charni&egrave;re, l&#39;ann&eacute;e o&ugrave; tout arrive. Nos <strong>Turtles<\/strong> connaissent un gros changements de line up&#8230; Notamment le guitariste rythmique du groupe, <strong>Jim Tucker<\/strong>, insult&eacute; publiquement par <strong>John Lennon<\/strong> lors de la tourn&eacute;e promotionnelle des <strong>Turtles<\/strong> en Angleterre. Le Beatles ne voit aucun int&eacute;r&ecirc;t &agrave; &quot;<em>ce groupe de copieurs<\/em>&quot; et le fait savoir de fa&ccedil;on peu d&eacute;licate &agrave; <strong>Tucker<\/strong>. L&#39;homme, totalement fan des <strong>Beatles<\/strong> et crucifi&eacute; en place publique se sent tellement humili&eacute; qu&#39;il d&eacute;cide de s&#39;affranchir totalement de tout ce qui touche &agrave; la musique et stoppe sa carri&egrave;re. <strong>1967<\/strong>, ann&eacute;e magique, donc, pour nombre de groupes. On ne d&eacute;roge pas &agrave; la r&egrave;gle pour les <strong>Turtles<\/strong> qui d&eacute;livre un tr&egrave;s bon album. L&#39;album &quot;<em>happy together<\/em>&quot; est beaucoup plus riche, plus arrang&eacute; avec des harmonies vocales plus pr&eacute;sentes, des choeurs baign&eacute;s de r&eacute;verb&eacute;ration, des cordes et des cuivres tr&egrave;s baroques, comme sur le titre &quot;<em>think i&#39;ll run away<\/em>&quot;, moment de gr&acirc;ce pop. <\/p>\n<p>Avec le morceau phare, <em>Happy together<\/em>, les <strong>Turtles<\/strong> s&#39;inscrivent d&eacute;finitivement dans l&#39;inconscient collectif et sont d&eacute;positaires du vrai son <strong>Turtles<\/strong>. <em>Happy Together<\/em> devient leur plus gros hit et se paye m&ecirc;me le luxe de d&eacute;tr&ocirc;ner le <em>Penny Lane<\/em> des <strong>Beatles<\/strong> dans les charts.<br \/>Cet album provoque un nouvel &eacute;clairage sur le groupe, provoquant des vocations, de l&#39;&eacute;mulation voire m&ecirc;me des jalousies. <strong>Nesmith<\/strong> des <strong>Monkees<\/strong> d&eacute;bauche <strong>Chip Douglas<\/strong>, producteur des <strong>Turtles<\/strong>, pour assurer les enregistrements et les &eacute;missions de t&eacute;l&eacute;vision de son groupe. En 1968, <strong>Chip Douglas<\/strong> revient avec les <strong>Turtles<\/strong> pour assurer la production de leur album <em>The Turtles presents the battle of the bands<\/em>. Concept album, ce quatri&egrave;me opus propose une relecture humoristique des diff&eacute;rents courants musicaux en vogue &agrave; l&#39;&eacute;poque. Tant&ocirc;t pop, rock, surf, country, psych&eacute;d&eacute;lique, Frat rock, folk, jazz, les Turtles cr&eacute;ent 11 groupes factices qui se livrent un combat musical pour remporter le battle of the bands. Peu d&#39;unit&eacute; musicale dans cet album mais les morceaux sont tous tr&egrave;s bons avec des bizarreries tr&egrave;s chouettes comme ce <em>Buzzsaw<\/em> et son orgue &eacute;pileptique ou bien encore la piste <em>Food<\/em>, interpr&eacute;t&eacute;e par les <strong>Biggs Brothers<\/strong>, qui d&eacute;livrent l&agrave; une recette du brownie avec un ingr&eacute;dient bien sp&eacute;cial.<\/p>\n<p>1969, sortie de l&#39;album <em>Turtle soup<\/em> produit par le <strong>Kinks<\/strong>, <strong>Ray Davies<\/strong>. La personnalit&eacute; musicale du <strong>Kinks<\/strong> ressort incroyablement sur ce tr&egrave;s bon disque et, ceci, d&egrave;s le premier morceau, <em>the house on the hill<\/em>, tout aur&eacute;ol&eacute; de l&#39;univers de <em>village green preservation society<\/em>. Des arrangements plus rosbifs, un c&ocirc;t&eacute; plus &eacute;lisab&eacute;thain, les <strong>Turtles<\/strong> aiment les <strong>Kinks<\/strong> et le vieux continent. R&eacute;ussissant &agrave; cr&eacute;er une unit&eacute; malgr&eacute; de profonds probl&egrave;mes internes, les Turtles cr&eacute;ent la surprise aupr&egrave;s de certains critiques sp&eacute;cialis&eacute;s. Le public, lui par contre, est d&eacute;j&agrave; parti loin, d&eacute;laissant cet ultime opus lors qu&#39;il est de loin le plus personnel&#8230; c&#39;est le premier album des <strong>Turtles<\/strong> qui ne compte que des morceaux &eacute;crits par le groupe. A noter que le deuxi&egrave;me batteur du groupe, <strong>John Barbata<\/strong>, se barre avant l&#39;enregistrement de ce <em>Turtle Soup<\/em> et rejoint le <strong>Crosby<\/strong>, <strong>Still<\/strong>, <strong>Nash<\/strong> and <strong>Young<\/strong>. Plus tard, on le retrouvera avec les <strong>Jefferson Airplane<\/strong>.<\/p>\n<p>Sous la pression de leur maison de disque, <strong>White Whale Records<\/strong>, qui veut que le duo <strong>Kaylan\/Volman<\/strong> virent le reste du groupe pour des musiciens de studio afin de faire du tube au kilom&egrave;tre, le groupe l&acirc;che la partie. L&#39;ann&eacute;e 1970 verra cependant la sortie de l&#39;album &quot;<em>Wooden Head<\/em>&quot; compos&eacute; de raret&eacute;s de studio et de faces B.<\/p>\n<p> La dissolution des <strong>Turtles<\/strong> annoncera la fin de <strong>White Whale Records<\/strong>, qui se voit priv&eacute; de son groupe phare. <strong>Howard Kaylan<\/strong> et <strong>Mark Volman<\/strong> rejoignent <strong>The mothers of invention<\/strong> de <strong>Frank Zappa<\/strong> et participeront de nombreuses fois aux enregistrements des albums de<strong> T Rex<\/strong>, de <strong>Marc Bolan.<\/strong> Ils finiront par cr&eacute;er le duo<strong> Flo and Eddie<\/strong> (ne pouvant enregistrer sous leurs vrais noms pour des histoires de droits des Turtles). Ils participeront &agrave; de nombreux enregistrements, notamment <strong>Bruce Springsteen<\/strong>, <strong>the Ramones<\/strong>, <strong>Blondie<\/strong>, <strong>John lennon<\/strong>, <strong>Duran Duran<\/strong>,<strong> Stephen Stills<\/strong>, <strong>Roger Mac Guinn<\/strong>, <strong>the psychedelic Furs<\/strong>&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;N&#39;existant gu&egrave;re plus que pour les inconditionnels de musique de r&eacute;clame &agrave; la t&eacute;l&eacute;, le titre Happy together est aussi le titre d&#39;un vrai bon goupe avec des bouts de musiciens dedans&#8230; M&ecirc;me qu&#39;ils ont fait plein d&#39;autres chouettes musiques qui, elles, ne servent pas forc&eacute;ment &agrave; vendre des saucisses en plastique ou &agrave; la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":309,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-308","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-discographie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/308","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=308"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/308\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/309"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=308"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=308"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=308"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}