{"id":322,"date":"2011-11-04T00:00:00","date_gmt":"2011-11-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=322"},"modified":"2011-11-04T00:00:00","modified_gmt":"2011-11-03T23:00:00","slug":"les-irresistiblesthe-beloved-ones-the-story-of-baxter-williams-cbs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=322","title":{"rendered":"Les irr\u00e9sistibles\/the Beloved Ones &#8211; The story of Baxter Williams (CBS)"},"content":{"rendered":"<p>Le quidam accouch&eacute; dans les ann&eacute;es 70 n&#39;aura que tr&egrave;s peu d&#39;excuses de ne pas identifier illico la mont&eacute;e de cordes de My year is a day&#8230; Seuls quelques habitants de bourgades perdues d&#39;Ukraine ou de Vend&eacute;e seront pardonn&eacute;s pour leur ignorance. Depuis, Kiev a rattrap&eacute; son retard et le Puy du Fou son pass&eacute;&#8230;  <!--more--><\/p>\n<p>L&#39;Histoire ne pr&eacute;cise pas si ces <strong>Irr&eacute;sistibles<\/strong> s&#39;habillent toujours en grenouill&egrave;re. <strong>The beloved Ones<\/strong>, ou <strong>les irr&eacute;sistibles<\/strong> en fran&ccedil;ais de 1967, cartonnent en 1968 avec le tube &quot;<em>my year is a day<\/em>&quot;, &eacute;crit par un jeune <strong>William Sheller<\/strong>. Alors que les grandes ondes vomissent les allocutions de <strong>De Gaulle<\/strong> ou les commentaires d&#39;un <strong>Zitrone<\/strong> press&eacute;, la vari&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise s&#39;installe en pantoufles sur le paysage sonore hexagonal. <strong>Charden<\/strong> a laiss&eacute; tomber les fuzz pour s&#39;emp&ecirc;trer dans la gel&eacute;e d&#39;huile de moteur avec une blonde inerte comme un caillou, <strong>Joe Dassin<\/strong> lance la mode du strabisme t&eacute;l&eacute;visuel pendant que <strong>Gilbert Montagn&eacute;<\/strong> broie du noir. <strong>Les irr&eacute;sistibles<\/strong> apparaissent alors comme des &ecirc;tres exotiques&#8230; <\/p>\n<p>Am&eacute;ricains install&eacute;s depuis peu en France, le jeune groupe joue alors des standards de garage ainsi que des hits internationaux. CBS les rep&egrave;re et leur fait signer un contrat. Sponsoris&eacute;s par la marque <strong>Triumph<\/strong>, les <strong>Irr&eacute;sistibles<\/strong> sont irr&eacute;m&eacute;diablement flanqu&eacute;s d&#39;une <em><strong>tr5<\/strong><\/em>, mod&egrave;le prestige de la marque&nbsp; automobile, d&egrave;s qu&#39;ils apparaissent dans des scopitones, photos ou pochettes de disques. C&#39;est le cas pour le titre &quot;<em>my year is a day<\/em>&quot;, pop baroque symphonique &agrave; l&#39;ode le l&#39;ing&eacute;nierie rosbif. Class&eacute; num&eacute;ro 1 des hits parades fran&ccedil;ais, le 45 tours est un v&eacute;ritable raz-de-mar&eacute;e et lance la carri&egrave;re du jeune compositeur <strong>William Sheller<\/strong>. Quels amiti&eacute;s ou contrats liaient alors Sheller et les irr&eacute;sistibles? Peut &ecirc;tre le fait que Sheller soit lui m&ecirc;me am&eacute;ricain du c&ocirc;t&eacute; de son p&egrave;re et qu&#39;il proposait r&eacute;guli&egrave;rement des compositions pops ambitieuses &agrave; diff&eacute;rents labels&#8230; Je dois bien avouer mon ignorance sur le sujet. Il est grand le myst&egrave;re de la foi Pop!<\/p>\n<p>Les irr&eacute;sistibles sortent d&#39;autres 45 tours, dont &quot;<em>Lands of shadows<\/em>&quot;, sans rencontrer le succ&egrave;s de &quot;<em>my year is a day<\/em>&quot;. Ces deux titres se retrouvent sur leur album concept, <strong><em>the story of Baxter Williams<\/em><\/strong>, sorti en 1968 sur CBS. Enti&egrave;rement anglophone, ce disque ne sortira qu&#39;en France et semble inconnu ailleurs. Et c&#39;est bien dommage! Si certains titres de l&#39;album se rapprochent de groupes comme<strong> the Left Banke<\/strong> pour l&#39;aspect baroque et riche en arrangements pop, d&#39;autres comme <em>Baxter&#39;s blues<\/em> et <em>To experience<\/em> lorgnent d&eacute;finitivement plus vers la pop psych&eacute;d&eacute;lique avec orgue omnipr&eacute;sent&#8230; on peut m&ecirc;me consid&eacute;rer <em>To experience<\/em> comme un garage monumental, avec solo de Farfisa dantesque propice &agrave; refiler la rage canine au clebs de Michel Drucker, ainsi que guitare fuzz&eacute;e &agrave; la Count Five. <\/p>\n<p>Un peu <strong>Zombies<\/strong>, un peu <strong>Monkees<\/strong>, un zeste de <strong>Left Banke<\/strong>, ces <strong>irr&eacute;sistibles<\/strong> sont un peu des mignardises, des sortes de verrines apportant le go&ucirc;t sans la sati&eacute;t&eacute;&#8230; Pourtant, quand c&#39;est bon, il est agr&eacute;able de se goinfrer, de plonger sans retenue fa&ccedil;on Gargantua&#8230; La musique des Irr&eacute;sistibles laissent un go&ucirc;t de trop peu. En tout cas,<em><strong> the story of Baxter Williams<\/strong><\/em> est tomb&eacute; dans l&#39;oubli&#8230; est ce d&ucirc; &agrave; l&#39;absence d&#39;une sc&egrave;ne psych&eacute; pop fran&ccedil;aise sur laquelle aurait pu s&#39;appuyer ces <strong>Irr&eacute;sistibles-Beloved Ones<\/strong>? Sont ce des contrats castrateurs ou de pr&eacute;coces Obligations de Quitter le Territoire Fran&ccedil;ais&#8230;? Ces jeunes dans le vent ont bel et bien disparus, laissant un petit bijou rare et orphelin, comme ce le sera souvent dans la pop sophistiqu&eacute;e des ann&eacute;es 60.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le quidam accouch&eacute; dans les ann&eacute;es 70 n&#39;aura que tr&egrave;s peu d&#39;excuses de ne pas identifier illico la mont&eacute;e de cordes de My year is a day&#8230; Seuls quelques habitants de bourgades perdues d&#39;Ukraine ou de Vend&eacute;e seront pardonn&eacute;s pour leur ignorance. 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