{"id":47,"date":"2006-12-15T00:00:00","date_gmt":"2006-12-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=47"},"modified":"2006-12-15T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-14T23:00:00","slug":"nallez-pas-au-texas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=47","title":{"rendered":"N&rsquo;allez pas au texas !!!"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le Texas existe, Rennet l&#39;a rencontr&eacute; &#8230; De notre envoy&eacute; sp&eacute;cial &agrave; Grand Prairie, Jo L&#39;Trembleur.<\/strong><!--more--><\/p>\n<p><strong>&laquo;&nbsp;Si vous n&rsquo;&ecirc;tes pas avec nous, vous &ecirc;tes contre nous&nbsp;&raquo;.<\/strong><\/p>\n<p>Le Texas, c&rsquo;est le pire de l&rsquo;Am&eacute;rique. Tout grossit et pollue &agrave; vue d&rsquo;&oelig;il. Frigos, usines, voitures, gens. Le Texas est constitu&eacute; d&rsquo;autoroutes extra-larges bord&eacute;es d&rsquo;un g&acirc;chis sid&eacute;rant d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; d&eacute;di&eacute; &agrave; la promotion d&rsquo;animatrices lift&eacute;es, de barbecues g&eacute;ants, de spectacles d&rsquo;armes &agrave; feu et du messie, &eacute;videmment. Bonne nouvelle, nous allons tous &ecirc;tre sauv&eacute;s. Enfin, c&rsquo;est comme pour toutes choses, il y a une contrepartie, il faut d&rsquo;abord accepter JC dans son c&oelig;ur, sinon, foin de nuages et de blondinets asexu&eacute;s volants, on vous enverra aux tridents et aux cracheurs de feu cornus. Pour les &eacute;vang&eacute;listes am&eacute;ricains, l&rsquo;id&eacute;e de religion est tr&egrave;s proche de la formidable id&eacute;e-force de l&rsquo;administration Bush&nbsp;: &laquo;&nbsp;si vous n&rsquo;&ecirc;tes pas avec nous, vous &ecirc;tes contre nous&nbsp;&raquo; &#8211; comme au bon vieux temps des r&eacute;cr&eacute;s. Mais revenons-en &agrave; l&rsquo;enfer et autres concepts comminatoires. Toutes ces invectives de r&ocirc;tissage long et douloureux aux griffes de je-ne sais-trop quelles bestioles rouges ont de quoi agacer &agrave; la longue. Comme si on allait s&rsquo;arr&ecirc;ter prier dans une &eacute;glise qui ressemble &agrave; un fast-food&nbsp;! Des &laquo;&nbsp;frites de la libert&eacute;&nbsp;&raquo; avec votre hostie&nbsp;? D&rsquo;ailleurs le sermon du jour est inscrit devant l&rsquo;&eacute;glise sur le m&ecirc;me type de panneaux qu&rsquo;utilisent les enseignes de malbouffe pour leurs promotions. <\/p>\n<p>Un soir que j&rsquo;attendais l&rsquo;autobus &agrave; Fort Worth avec toute la mis&egrave;re du coin, une femme &eacute;chevel&eacute;e en robe bleue m&rsquo;adjura de r&eacute;citer une pri&egrave;re &agrave; genoux pour le salut de mon &acirc;me. Un&nbsp; europ&eacute;en, pensez&nbsp;! Ils ne croient &agrave; rien l&agrave;-bas, &ccedil;a n&rsquo;est qu&rsquo;orgies, sabbats et bacchanales ! <\/p>\n<p>Elle me jetait le d&eacute;luge au visage, et les fl&eacute;aux d&rsquo;Egypte, et le buisson ardent. Pour elle, le mythe de l&rsquo;arche de No&eacute; &eacute;tait un fait historique &eacute;tabli. Tandis que le reste de l&rsquo;humanit&eacute; &eacute;gorgeait, forniquait et mangeait des asticots, un vieux barbu anticipant la col&egrave;re de Dieu avait b&acirc;ti une arche pour accueillir un m&acirc;le et une femelle de chaque esp&egrave;ce, et toute cette belle m&eacute;nagerie avait repeupl&eacute; la terre apr&egrave;s le d&eacute;luge. Elle ne comprenait pas le sens du mot &laquo;&nbsp;mythe&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;parabole&nbsp;&raquo;. La Bible &eacute;tait son manuel d&rsquo;histoire. Quand je m&rsquo;assis enfin dans le bus apr&egrave;s une demi-heure d&rsquo;attente, je me sentais vaguement naus&eacute;eux. Bient&ocirc;t la fin du monde&nbsp;! Heureusement, j&rsquo;avais d&rsquo;autres emmerdes &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, de sorte que le jugement divin n&rsquo;avait pas l&rsquo;apanage de mes pr&eacute;occupations. <\/p>\n<p>Plus agressif encore que le messianisme texan, la radio au Texas. Du n&eacute;o-m&eacute;tal tr&eacute;pan&eacute; (en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale, tout ce qui commence par n&eacute;o- est une mauvaise id&eacute;e) ou de la country de bell&acirc;tre, en plus des m&ecirc;mes poufs que partout. Personne n&rsquo;a entendu parler de Jeffrey Lee Pierce ni de Townes Van Zandt. Roy Orbison&nbsp;? Buddy Holly&nbsp;? Qui &ccedil;a&nbsp;? Le carton radiophonique de l&rsquo;&eacute;t&eacute; que je passai au Texas s&rsquo;appelait &laquo;&nbsp;Beer For My Horses&nbsp;&raquo;, et c&rsquo;&eacute;tait une apologie de la justice exp&eacute;ditive et du tords-boyaux. Du vrai Chuck Norris. C&rsquo;est que le Texas se prend encore pour l&rsquo;ouest sauvage, celui des cow-boys de Sergio Leone, s&rsquo;entend, pas l&rsquo;ouest historique des p&eacute;quenots de gardiens de troupeaux. Par trois fois, on m&rsquo;a point&eacute; du doigt un pont ou une tour, et solennellement: &laquo;&nbsp;c&rsquo;est d&rsquo;ici qu&rsquo;un tar&eacute;, tel jour, s&rsquo;est mis &agrave; tirer sur les passants&nbsp;&raquo;. C&rsquo;&eacute;tait comme si on me mettait dans le secret d&rsquo;une tradition m&eacute;connue mais fort honor&eacute;e. Faut-il parler de l&rsquo;Alamo&nbsp;? Les Texans sont tellement fiers du carnage l&eacute;gendaire que la mission est devenue l&rsquo;embl&egrave;me patriotique de l&rsquo;&eacute;tat, et ce en d&eacute;pit du fait que cet &eacute;v&eacute;nement tient lieu de d&eacute;faite historique devant les mexicains. Bah, du moment qu&rsquo;on fusillait des m&eacute;t&egrave;ques, on a le droit de se sentir fier, quoi&nbsp;! Quoi qu&rsquo;il en soit des repr&eacute;sentations patriotiques, le Texas fut bel et bien envahi par les mexicains &agrave; la suite de la fameuse d&eacute;rouill&eacute;e qui inspira Hollywood et la chanson &laquo;&nbsp;Davy Crockett&nbsp;&raquo;. Au terme d&rsquo;une r&eacute;sistance arm&eacute;e, l&rsquo;&eacute;tat &agrave; l&rsquo;&eacute;toile solitaire acquit son ind&eacute;pendance en 1836. Pendant 9 ann&eacute;es, le Texas pr&eacute;sida &agrave; sa propre destin&eacute;e de nation distincte, sous la houlette de Sam Houston (&agrave; ne pas confondre avec le d&eacute;tective moustachu). En 1845, le Texas signa un trait&eacute; d&rsquo;annexion avec les Etats-Unis qui l&rsquo;engageait semble t-il &agrave; fournir des pr&eacute;sidents les pires qui soient &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique. Histoire de faire chier assez le monde pour exister dans la g&eacute;ographie collective. <\/p>\n<p>Le Texas fait la superficie de la France. On ne peut se rendre nulle part &agrave; pied. Personne ne marche, tout le monde roule. On me prenait pour un suicidaire exalt&eacute; &agrave; vouloir marcher. Dans la bouche des locaux, marcher &eacute;tait la pire des provocations. C&rsquo;est au Texas que j&rsquo;ai entendu pour la premi&egrave;re fois des gens me mettre en garde contre le port du bandana. Je marchais dans les quartiers pauvres avec mon bandana jaune. Heureux choix de couleur, s&rsquo;exclamait-on quand je narrais mes d&eacute;ambulations&nbsp;! Si j&rsquo;avais port&eacute; un bandana de n&rsquo;importe quelle autre couleur, on m&rsquo;aurait immanquablement d&eacute;coup&eacute; en petits morceaux! Depuis lors, j&rsquo;ai entendu la m&ecirc;me histoire du bandana dans chaque ville o&ugrave; j&rsquo;ai mis les pieds. Pour un peu, on instaurerait une campagne de pr&eacute;vention internationale&nbsp;:&nbsp; &laquo;&nbsp;Trifouilly les-Oyes&nbsp;&#8211; la municipalit&eacute; vous recommande de ne pas porter de bandana bleu&nbsp;&raquo;. Il se peut que j&rsquo;aie eu de la chance. Comment le savoir&nbsp;? Je pr&eacute;f&egrave;re penser que ce ne sont que des conneries. Les am&eacute;ricains ont la p&eacute;toche de tout. Tout ce qui sort de leur itin&eacute;raire les terrorise. On leur construit de belles autoroutes pour leur &eacute;viter de se rendre compte de la mis&egrave;re des quartiers entre leurs banlieues cossues et le centre-ville des affaires, et on s&rsquo;efforce de r&eacute;duire au minimum le nombre de pas transitionnels.&nbsp;Conjugu&eacute;e &agrave; des habitudes alimentaires d&eacute;plorables, cette minimisation de l&rsquo;effort physique ne peut qu&rsquo;augmenter les probl&egrave;mes pond&eacute;raux. <\/p>\n<p>Mais revenons-en &agrave; la &laquo;&nbsp;culture&nbsp;&raquo; du cow-boy. A Fort Worth, tout un quartier historique leur est consacr&eacute;&nbsp;: les &laquo;&nbsp;stockyards&nbsp;&raquo; (march&eacute; &agrave; bestiaux). Tous les matins dans la saison touristique, des cow-boys de pacotille traversent la rue principale de ce quartier avec leurs ruminants. Ce ne sont pas des acteurs, nous assure t-on, d&rsquo;ailleurs regardez, ils ont l&rsquo;air de ne pas s&rsquo;&ecirc;tre lav&eacute;s depuis quinze jours. Ils passent tous les matins au m&ecirc;me endroit avec le m&ecirc;me troupeau et le m&ecirc;me air bovin mim&eacute;tique. L&rsquo;heure de leur passage devant l&rsquo;office de tourisme est arr&ecirc;t&eacute;e 11 heures tapantes. Ce spectacle d&eacute;pitant est &agrave; interdire instamment &agrave; tous les grands enfants qui se sont jamais r&ecirc;v&eacute;s en virtuose du six-coups. Il y a de quoi flinguer un imaginaire, &agrave; d&eacute;faut de flinguer des m&eacute;chants mal ras&eacute;s. <\/p>\n<p>Parlant de tradition, les amateurs d&rsquo;humour au troisi&egrave;me degr&eacute; ne manqueront pas d&rsquo;appr&eacute;cier le rod&eacute;o. Ca commence par une blonde chapeaut&eacute;e faisant un tour de piste sur son cheval en portant &agrave; bout de bras la banni&egrave;re &eacute;toil&eacute;e. Puis elle met pied-&agrave;-terre et se met &agrave; fredonner l&rsquo;hymne am&eacute;ricain. Grand moment d&rsquo;&eacute;motion, tout le public se met debout et porte la main au c&oelig;ur. &laquo;&nbsp;Oh say, can you see by the dawn&rsquo;s early light&hellip;&nbsp;&raquo; jusqu&rsquo;&agrave; &laquo; Home of the free and land of the brave &raquo;, et tous nos am&eacute;ricains libres et courageux d&rsquo;applaudir &agrave; tout rompre leur merveilleux pays. Il faut voir &ccedil;a. <\/p>\n<p>Vient ensuite le rod&eacute;o proprement dit. Le d&eacute;fi consiste pour nos cow-boys &agrave; tenir plus de huit secondes sur le dos d&rsquo;un taureau sauvage ou d&rsquo;un mustang sauvage, ou de n&rsquo;importe quel animal non ergonomique. Puis, chacun leur tour, les cavaliers participants doivent attraper un veau au lasso et le ficeler comme un colis postal. Reconnaissons &agrave; nos n&eacute;o-cowboys une adresse impressionnante au lasso. Ces viriles comp&eacute;titions sont entrecoup&eacute;es de clowneries, de sayn&egrave;tes patriotiques et de publicit&eacute;. La blonde remonte en selle pour un tour de piste avec un drapeau Budweiser ou McDonalds. Les am&eacute;ricains sont tellement bombard&eacute;s de publicit&eacute; au quotidien que &ccedil;a ne choque personne. <\/p>\n<p>La t&eacute;l&eacute;vision est encore pire que la radio. On passe des t&eacute;l&eacute;vang&eacute;listes mena&ccedil;ants aux programmes de t&eacute;l&eacute;-r&eacute;alit&eacute; les plus idiots qui soient (Cow-boy University) aux &eacute;missions trash fa&ccedil;on &laquo;&nbsp;C&rsquo;est mon choix&nbsp;&raquo; en pire, au cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;-achat, aux matches de baseball chiants, &agrave; MTV et &agrave; ses vid&eacute;o-clips abjects, aux courses de NASCAR, aux propagandistes n&eacute;o-conservateurs de Fox News, etc&hellip; Parfois, on peut zapper sur 10 cha&icirc;nes &agrave; la suite sans savoir quels sont les programmes en cours. <\/p>\n<p>Comme on ne peut pas faire grand-chose sans voiture, on se laisse prendre. Il fait beaucoup trop chaud dehors, de toute fa&ccedil;on. Ca vous tombe sur les &eacute;paules comme une chape de plomb. <\/p>\n<p>Vous avez du mal &agrave; respirer. Vous suez par tous les pores. Vous n&rsquo;aviez jamais imaginer suer des jambes&nbsp;ou des oreilles! Vous attrapez un rhume d&egrave;s que vous poussez une porte. L&rsquo;air climatis&eacute; refroidit la sueur qui colle &agrave; vos v&ecirc;tements jusqu&rsquo;&agrave; vous faire &eacute;ternuer. <\/p>\n<p>Le serveur ou la serveuse ne vous l&acirc;chera pas de la soir&eacute;e, s&rsquo;effor&ccedil;ant de vous faire comprendre qu&rsquo;il faudra laisser un pourboire, allant jusqu&rsquo;&agrave; dire du bien de Chirac pour tenter de vous amadouer. <\/p>\n<p>J&rsquo;ai rencontr&eacute; une serveuse dont la m&egrave;re &eacute;tait d&rsquo;origine fran&ccedil;aise et qui avait pass&eacute; les premi&egrave;res ann&eacute;es de sa vie dans l&rsquo;Hexagone. A quel endroit&nbsp;? &laquo;&nbsp;<em>I forgot<\/em>&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;&laquo;-&nbsp;<em>Est-ce que tu parles un peu fran&ccedil;ais&nbsp;?<\/em> <\/p>\n<p><em><span>&#8211; What did you say&nbsp;? <\/span>Bonnjouerr, meurcy, commat allay vouz, d&eacute;clama t&rsquo;elle fi&egrave;rement. <span>That&rsquo;s about all I remember.&nbsp;&raquo;<\/span><\/em> <\/p>\n<p>L&rsquo;assimilation des immigrants est encore le ph&eacute;nom&egrave;ne le plus fascinant aux Etats-Unis, le territoire le plus cosmopolite du monde. Sur la route de Dallas &agrave; San Antonio (qui est de loin la ville la plus agr&eacute;able de l&rsquo;&eacute;tat, avec sa promenade en bord de rivi&egrave;re, au bas des gratte-ciels, et son atmosph&egrave;re laid-back), on passe un ancien village d&rsquo;immigrants allemands (New Brunsfeld), une ancienne colonie Tch&egrave;que pour arriver &agrave; une des villes les plus latines du pays. Mais hormis une ou deux boutiques pour gogos (une boulangerie, dans le cas de l&rsquo;ancienne colonie Tch&egrave;que), que subsiste t-il de ces cultures&nbsp;? <\/p>\n<p>Est-ce qu&rsquo;il en subsiste vraiment quelque chose, autre que des pourcentages ridicules&nbsp;?<\/p>\n<p>Un jour de mes regrett&eacute;es ann&eacute;es en Irlande, je surpris une conversation de pissoti&egrave;re dans un pub, dont je me souviendrai toujours. Un am&eacute;ricain bourr&eacute; et nonobstant s&ucirc;r de lui expliquait son ascendance &agrave; un Irlandais ironique&nbsp;:<\/p>\n<p><span><em>&laquo;&nbsp;&#8211; I&rsquo;m Irish-American. In fact, I&rsquo;m 25% Swedish, 12% German, 12% Greek and 50% Irish&rdquo;<\/em><\/span> <\/p>\n<p>Et le 100% dublinois de sourire d&rsquo;un air entendu. Il avait d&ucirc; entendre les m&ecirc;mes salades mille fois de mille touristes am&eacute;ricains qui ne tenaient pas l&rsquo;alcool. <\/p>\n<p>&nbsp; <\/p>\n<p>Avant de clore ce trait&eacute; anti-texan de mauvaise foi, un conseil&nbsp;aux gar&ccedil;ons qui pourraient rencontrer des texanes dans des pubs en Irlande&nbsp;: n&rsquo;allez pas au Texas non plus. Pas plus que les autres. En fait, ce serait probablement pire pour vous. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Jo L&#39;trembleur<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Texas existe, Rennet l&#39;a rencontr&eacute; &#8230; De notre envoy&eacute; sp&eacute;cial &agrave; Grand Prairie, Jo L&#39;Trembleur.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":48,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-47","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-mon-onc-des-ameriques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/47","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=47"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/47\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/48"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=47"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=47"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=47"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}