{"id":69,"date":"2007-03-30T00:00:00","date_gmt":"2007-03-29T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=69"},"modified":"2007-03-30T00:00:00","modified_gmt":"2007-03-29T23:00:00","slug":"descente-de-filles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=69","title":{"rendered":"Descente de filles!"},"content":{"rendered":"<p>Les amateurs de films de b&ecirc;tes se souviennent peut-&ecirc;tre de &laquo;&nbsp;Dog Soldiers&nbsp;&raquo; de Neil Marshall, un film dans lequel une compagnie de rosbifs se chamaille avec une famille de loups-garous parapl&eacute;giques dans l&rsquo;Ecosse profonde. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le film &eacute;tait surtout marquant pour ce truc empaill&eacute; qu&rsquo;un assistant brandissait r&eacute;guli&egrave;rement devant la cam&eacute;ra&nbsp;: le loup-garou&nbsp;! Plus raide qu&rsquo;une planche de bois, la b&ecirc;te remuait p&eacute;niblement ses pattes avant pour occire les bidasses flipp&eacute;s dans des grognements de laryngite carabin&eacute;e. C&rsquo;&eacute;tait toujours la m&ecirc;me bestiole empaill&eacute;e &ndash; la production n&rsquo;avait sans doute pas les moyens d&rsquo;en cr&eacute;er une autre. Par cons&eacute;quent, on ne voyait jamais qu&rsquo;un seul loup-garou &agrave; la fois. Pour compenser le manque de b&ecirc;tes &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, la fin du film tournait carr&eacute;ment au vaudeville &eacute;cossais. Un loup-garou dans le placard, un autre sous le lit&nbsp;! Malgr&eacute; (ou gr&acirc;ce &agrave;&nbsp;?) son loup-garou ankylos&eacute; et ses militaires sur jou&eacute;s, &laquo;&nbsp;Dog Soldiers&nbsp;&raquo; est devenu un film culte en Angleterre. <\/p>\n<p>Fort de ce succ&egrave;s inesp&eacute;r&eacute;, Neil Marshall r&eacute;appara&icirc;t en 2006 avec &laquo;&nbsp;<strong>La Descente<\/strong>&nbsp;&raquo;. <\/p>\n<p>Six femmes &eacute;prises de sensations fortes se donnent rendez-vous dans les Appalaches pour faire un brin de sp&eacute;l&eacute;ologie sur fond de m&eacute;chant traumatisme. Car l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne, Sarah, a perdu sa fille dans un accident de voiture l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente. De plus, elle ignore que son mari entretenait une relation avec une de ses meilleures amies&nbsp;: Juno, la battante &eacute;nervante.<\/p>\n<p>Le build-up est un peu long, l&rsquo;&eacute;tude de caract&egrave;res assez p&eacute;nible, mais une fois les six amies au bord du gouffre, le film s&rsquo;av&egrave;re plus &eacute;prouvant pour les nerfs que n&rsquo;importe quel petit cousin pourri g&acirc;t&eacute;. Forc&eacute;ment, les sp&eacute;l&eacute;ologues amatrices se retrouvent dans un r&eacute;seau de caves qui n&rsquo;est pas le bon et qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; explor&eacute;. In&eacute;vitablement, un affaissement inattendu rend le passage de retour impraticable. Fatalement, les piles des lampes-torches faiblissent et le sac de cordes reste coinc&eacute; dans l&rsquo;&eacute;boulis. N&eacute;cessairement, ces caves sont infest&eacute;es de gnomes anthropophages. Obligatoirement, une des filles tombe dans un puits et se casse une jambe. Timidement, on va se refaire un caf&eacute; dans la cuisine. <\/p>\n<p>De la m&ecirc;me mani&egrave;re que Ridley Scott jouait avec ombres et reflets pour faire chuter le trouillom&egrave;tre du spectateur dans le premier &laquo;&nbsp;Alien&nbsp;&raquo;, Marshall prend un malin plaisir &agrave; filmer les jeux de lumi&egrave;re et d&rsquo;obscurit&eacute; dans les galeries &eacute;troites et humides. Malgr&eacute; le manque d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qu&rsquo;on &eacute;prouve &agrave; l&rsquo;endroit des donzelles &eacute;gar&eacute;es, la p&eacute;toche op&egrave;re &agrave; plein effet. On voudrait qu&rsquo;elles cr&egrave;vent toutes en acc&eacute;l&eacute;r&eacute; pour que nous soit &eacute;pargn&eacute; ce foutu stress sp&eacute;l&eacute;ologique. Les gnomes ne sont ni tr&egrave;s pugnaces ni tr&egrave;s fut&eacute;s, ils sont aussi priv&eacute;s de la vue, leur odorat laisse &agrave; d&eacute;sirer, ils ont &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement pomp&eacute;s sur le Gollum du &laquo;&nbsp;Seigneur des Anneaux&nbsp;&raquo;, mais par rapport au mod&egrave;le de loup-garou du film pr&eacute;c&eacute;dent, ils ont l&rsquo;air assez vivaces. Fid&egrave;les aux conventions du genre, les personnages du film ne pensent qu&rsquo;&agrave; sauver leur propre fessier, quitte &agrave; abandonner les autres fessiers, voire &agrave; les d&eacute;gommer. <\/p>\n<p>La fin du film, h&eacute;las, est b&acirc;cl&eacute;e. &laquo;&nbsp;Voil&agrave;, j&rsquo;ai fait ce que j&rsquo;ai pu, semble nous dire Neil Marshall, faut que mon film tienne sous les deux heures, d&eacute;merdez-vous avec &ccedil;a&nbsp;&raquo;. Mais on a beau chercher quoi faire de ce dernier quart d&rsquo;heure, il nous reste flanqu&eacute; sur les bras. On finit par le glisser sous le tapis et on va au lit en se disant que la sp&eacute;l&eacute;ologie, d&eacute;cid&eacute;ment, c&rsquo;est un dr&ocirc;le de passe-temps.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<h1>Joe L&rsquo;Trembleur<\/h1>\n<p>&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>D&rsquo;accord, j&rsquo;dis pas qu&rsquo;&agrave; la fin de sa vie, Joe L&rsquo;Trembleur il avait pas un peu baiss&eacute;. Mais pendant les ann&eacute;es terribles, sous l&rsquo;occup&rsquo;, il butait &agrave; tout va&nbsp;! Il a m&ecirc;me d&eacute;cim&eacute; toute une division de Panzer&nbsp;!&nbsp;&raquo;<\/em> <\/p>\n<p>&nbsp;&#8211; <strong><em>Ma&icirc;tre Folasse.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les amateurs de films de b&ecirc;tes se souviennent peut-&ecirc;tre de &laquo;&nbsp;Dog Soldiers&nbsp;&raquo; de Neil Marshall, un film dans lequel une compagnie de rosbifs se chamaille avec une famille de loups-garous parapl&eacute;giques dans l&rsquo;Ecosse profonde.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":70,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-69","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/69","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=69"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/69\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/70"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=69"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=69"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=69"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}