{"id":85,"date":"2007-06-15T00:00:00","date_gmt":"2007-06-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/rennet\/?p=85"},"modified":"2007-06-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-14T23:00:00","slug":"kill-kill-kill-kill-the-poor-kill-kill-kill-the-poor-tonight","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rennet.org\/?p=85","title":{"rendered":"Kill, kill, kill, kill the poor, kill kill kill the poor tonight!"},"content":{"rendered":"<p><span><\/span>En cette &eacute;poque guillerette de k&auml;rch&eacute;risation des esprits, le bon sens dissident r&eacute;clame des power chords et des slogans s&eacute;ditieux. On s&rsquo;oriente donc tout naturellement vers le rayon &laquo;&nbsp;punk&nbsp;&raquo; et on ressort de chez son disquaire avec un album des Dead Kennedys dans le baladeur. <!--more--><\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;<strong>Fresh Fruit For Rotting Vegetables<\/strong>&nbsp;&raquo;, par exemple&hellip; A l&rsquo;image des bagnoles qui crament sur sa pochette, FFFRV est encore d&rsquo;une actualit&eacute; hurlante. <\/p>\n<p>&nbsp;On marche dans les faubourgs cossus en gueulant &laquo; Kill, kill, kill, kill the poor, kill kill kill the poor tonight &raquo;. On se di<span>t que <\/span>ce refrain ferait un tabac dans les congr&egrave;s de l&rsquo;UMP. On augmente encore le volume dans le m&eacute;tro pour voir s&rsquo;allonger la grimace du vieux con d&rsquo;universitaire assis sur son strapontin. On se demande s&rsquo;il entend bien les paroles. <\/p>\n<p><span>&laquo;&nbsp;<em><strong>Let&rsquo;s lynch the landlord, let&rsquo;s lynch the landlord now<\/strong><\/em>&#8230;&nbsp;&raquo;<\/span><\/p>\n<p>Quand on arrive chez soi, on se repasse &laquo;&nbsp;<em>Chemical Warfare<\/em>&nbsp;&raquo; en boucle sur sa st&eacute;r&eacute;o pourrie, jusqu&rsquo;&agrave; ce que des horions r&eacute;probateurs r&eacute;sonnent sur les murs et le plafond. C&rsquo;est le moment de passer &agrave; &laquo;&nbsp;California &Uuml;ber Alles&nbsp;&raquo;. Rien de tel qu&rsquo;un vieux classique pour calmer les esprits. <\/p>\n<p>&nbsp;<strong>&laquo;&nbsp;Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.&nbsp;&raquo;&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;Jello Biafra et ses acolytes avaient trouv&eacute; quoi faire pour leur pays&nbsp;: faire chier les cons. Contrairement &agrave; la pl&eacute;thore de groupes punk &agrave; l&rsquo;enc&eacute;phalogramme plat d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les Dead Kennedys avaient du mordant. Les <strong>Dead Kennedys, Black Flag, H&uuml;sker Du et Minor Threat<\/strong> &eacute;taient les phalanges du mouvement hardcore qui faisait le coup de poing dans les ann&eacute;es 80. Des phalanges fa&ccedil;on &laquo;&nbsp;<em>Nuit Du Chasseur&nbsp;&raquo;. <\/em><\/p>\n<p><strong><u>Imaginons un instant<\/u><\/strong>&nbsp;: un bureau au FBI. Un homme en chemise blanche avec des bretelles et d&rsquo;&eacute;paisses lunettes. Il a les tempes grisonnantes&nbsp;; des rides creusent son front d&eacute;garni. Des dossiers tra&icirc;nent sur son bureau. Sur un de ces dossiers, une photographie de John Lennon. L&rsquo;homme se saisit d&rsquo;un tampon et l&rsquo;abat sur la photographie. D&eacute;cembre 1980. <strong>Classified<\/strong>. <\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;<em>Enfin, pense t-il, je n&rsquo;ai plus me pr&eacute;occuper de celui-l&agrave;<\/em>.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>&nbsp;C&rsquo;est alors qu&rsquo;un coll&egrave;gue surgit dans son bureau&nbsp;: <\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;<em>Un nouveau dossier pour toi, s&rsquo;exclame celui-ci en jetant une chemise &eacute;paisse sur le bureau.<\/em>&nbsp; <\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;&#8211; <em>Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est<\/em>&nbsp;? <\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;&#8211; <em>Oh, juste de nouveaux rigolos &agrave; surveiller, r&eacute;pond l&rsquo;autre. Bonne chance, termine t-il en refermant la porte derri&egrave;re lui.<\/em>&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>Notre brave fonctionnaire fronce les sourcils.<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;&#8211; <em>Dead Kennedys<\/em>, lit-il &agrave; haute voix. <em>Voyons &ccedil;a<\/em>.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>Il parcourt les premi&egrave;res pages du dossier. <\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;&#8211; <em>Et merde<\/em>&nbsp;!&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<strong>Hippy, Hippy Fake&#8230;<\/strong> <\/p>\n<p>Les Dead Kennedys se forment en juin 1978 &agrave; San Francisco en r&eacute;ponse &agrave; une petite-annonce du guitariste East Bay Ray (alias Raymond Pepperell). Le line-up original du groupe est constitu&eacute; de Jello Biafra (Eric Boucher) au chant, Kla&uuml;s Flouride (Geoffrey Lyall) &agrave; la basse et 6025 (Carlos Cadona) &agrave; la batterie. Ce dernier ne fait pas long feu&nbsp;derri&egrave;re les f&ucirc;ts: il est remplac&eacute; d&egrave;s juillet par le plus aguerri Ted (Bruce Slesinger), et apr&egrave;s avoir tenu la guitare rythmique quelque temps, il l&acirc;che d&eacute;finitivement le groupe en mars 79. <\/p>\n<p>Parce que le nom du groupe les emp&ecirc;che de tourner &agrave; leurs d&eacute;buts, les DK se voient oblig&eacute;s de jouer sous des pseudonymes moins dynastiques, comme &laquo;&nbsp;<strong>The Sharks<\/strong>&nbsp;&raquo; ou encore &laquo;&nbsp;<strong>The Pink Twinkies<\/strong>&nbsp;&raquo;.&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<p>Un premier simple sort en juin 1979&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>California &Uuml;ber Alles<\/em>&nbsp;&raquo;, le r&eacute;cit de l&rsquo;irr&eacute;sistible ascension d&rsquo;un pourri de droite jalonn&eacute; de riffs de k&auml;rcher et martel&eacute; par des godillots clout&eacute;s. Moins d&rsquo;une ann&eacute;e plus tard, les Kennedy tr&eacute;pass&eacute;s enregistrent &laquo;&nbsp;<em>Holiday In Cambodia<\/em>&nbsp;&raquo;, d&eacute;nonciation virulente de l&rsquo;indiff&eacute;rence am&eacute;ricaine face aux atrocit&eacute;s du r&eacute;gime de Pol Pot dans les ann&eacute;es 70. <\/p>\n<p>En automne 1979, Jello Biafra se porte candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection municipale de San Francisco sous le slogan &laquo;&nbsp;<em>There&rsquo;s Always Room For Jello<\/em>&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;il reste toujours de la place pour de la gel&eacute;e&nbsp;&raquo;). Parmi les mesures &eacute;voqu&eacute;es dans son programme, Biafra souhaite obliger les businessmen &agrave; se v&ecirc;tir en clowns lorsqu&rsquo;ils se trouvent en ville. Il pr&eacute;conise d&rsquo;interdire l&rsquo;acc&egrave;s en ville aux voitures et de l&eacute;galiser le squattage dans les immeubles abandonn&eacute;s, et veut mettre en place un syst&egrave;me selon lequel les policiers municipaux feraient l&rsquo;objet d&rsquo;un vote r&eacute;gulier de la part des citoyens r&eacute;sidant dans les quartiers qu&rsquo;ils patrouillent. Lorsqu&rsquo;une candidate rivale se fait un coup de pub en passant le balai dans une rue du centre-ville pour symboliser sa volont&eacute; de &laquo;&nbsp;nettoyer la ville&nbsp;&raquo;, Biafra, jamais &agrave; court d&rsquo;id&eacute;es, se pointe devant la r&eacute;sidence de celle-ci &eacute;quip&eacute; d&rsquo;un aspirateur de feuilles et entreprend de nettoyer devant chez elle. <\/p>\n<p>Au final, Biafra recueille 3, 5 % des suffrages et termine en quatri&egrave;me place de l&rsquo;&eacute;lection. <\/p>\n<p>&nbsp;Un an plus tard, en automne&nbsp;1980, leur premier album &laquo;<em>&nbsp;Fresh Fruit For Rotting Vegetables<\/em>&nbsp;&raquo; arrive dans les bacs. FFFRV est assez bien re&ccedil;u pour un album rentre-dedans, notamment en Angleterre o&ugrave; le nom du groupe ne choque personne. Il faut dire que les Sex Pistols avaient d&eacute;frich&eacute; le terrain de l&rsquo;iconoclasme politique d&egrave;s 1976 avec la grenade &laquo;&nbsp;<em>God Save The Queen<\/em>&nbsp;&raquo;. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D&eacute;but 1981, le batteur Ted d&eacute;cide de se lancer dans une carri&egrave;re d&rsquo;architecte. DH Peligro (Darren Henley) est embauch&eacute; pour pallier &agrave; son d&eacute;part. East Bay Ray se met en t&ecirc;te d&rsquo;essayer de persuader les membres du groupe de signer un contrat avec Polydor Records. Choqu&eacute; par ce lobbying mercantiliste, Jello Biafra menace de quitter la formation. Mais lorsque les Dead Kennedys annoncent qu&rsquo;ils travaillent &agrave; un simple intitul&eacute; &laquo;&nbsp;<em>Too Drunk To Fuck<\/em>&nbsp;&raquo;, les cadres de Polydor jouent les effarouch&eacute;s et la signature du contrat est repouss&eacute;e sine die. Les divergences d&rsquo;ambition du chanteur et du guitariste apparaissent au grand jour. Tandis que Pepperell voudrait voir le groupe &eacute;merger du carcan underground, Boucher refuse obstin&eacute;ment de transiger avec les majors. Les Dead Kennedys resteront sur le label <strong>Alternative Tentacles<\/strong> (qu&rsquo;ils ont contribu&eacute; &agrave; cr&eacute;er) jusqu&rsquo;&agrave; leur s&eacute;paration en d&eacute;cembre 1986. <\/p>\n<p>&nbsp;Ray et Biafra mettent leurs d&eacute;saccords de c&ocirc;t&eacute; le temps d&rsquo;un mini-album et d&rsquo;un album intitul&eacute;s respectivement &laquo;&nbsp;<em>In God We Trust, Inc<\/em>.&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<em>Plastic Surgery Disasters&nbsp;<\/em>&raquo;. Outre les riches et puissants et les fous de Dieu, Biafra vilipende les skinheads sur &laquo;&nbsp;<em>Nazi Punks Fuck Off<\/em>&nbsp;&raquo;. La formule reste la m&ecirc;me&nbsp;: moulinages surf-rock hyper-satur&eacute;s, boums-boums hercul&eacute;ens et braillements incitant au d&eacute;sordre. <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<p>Les vraies emmerdes commencent avec la sortie de &laquo;&nbsp;<strong>Frankenchrist<\/strong>&nbsp;&raquo; en 1985. La pochette du 33 tours original contient la reproduction d&rsquo;une &oelig;uvre de H.R Giger d&eacute;peignant plusieurs phallus p&eacute;n&eacute;trant plusieurs vagins, occupation &agrave; laquelle divers phallus aiment se livrer, parfois. Tout ce que la Californie compte de parents rue dans les brancards. Les Dead Kennedys et leur label sont appel&eacute;s &agrave; r&eacute;pondre de la &laquo;&nbsp;<em>distribution de mat&eacute;riel choquant aux mineurs<\/em>&nbsp;&raquo; devant les tribunaux. Le proc&egrave;s durera jusqu&rsquo;en ao&ucirc;t 1987. Il aboutira &agrave; un non-lieu. Entre temps, les Dead Kennedys enregistrent leur dernier album avant leur s&eacute;paration en d&eacute;cembre 1986&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Bedtime For Democracy&nbsp;<\/em>&raquo; (qu&rsquo;on pourrait traduire par&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>au lit, la d&eacute;mocratie<\/em>&nbsp;&raquo;). <\/p>\n<p>&nbsp;La musique des DK prend une orientation diff&eacute;rente dans ces deux derniers albums. Les titres sont plus longs, plus d&eacute;clamatoires, moins percutants pour tout dire, m&ecirc;me si le propos reste enrag&eacute;, comme en attestent les titres &laquo;&nbsp;<em>Soup Is Good Food<\/em>&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>The Stars And Stripes Of Corruption&nbsp;<\/em>&raquo;, &laquo;&nbsp;<em>Chickenshit Conformist<\/em>&nbsp;&raquo;, etc&hellip;&nbsp; <\/p>\n<p>Un an plus tard para&icirc;t &laquo;&nbsp;<em>Give Me Convenience Or Give Me Death<\/em>&nbsp;&raquo;, compilation comprenant plusieurs titres r&eacute;enregistr&eacute;s ainsi que divers morceaux plus ou moins in&eacute;dits. <\/p>\n<p>&nbsp;La suite n&rsquo;est que disputes grotesques entre Jello Biafra et les autres membres du groupe qui se reforme sans son ancien chanteur en 2002. Celui-ci enregistre de son c&ocirc;t&eacute; un paquet d&rsquo;albums (dont deux avec les Melvins) dont tout le monde se contrefout. &nbsp;Le chanteur n&rsquo;inqui&egrave;te plus notre homme imaginaire du FBI depuis longtemps. D&rsquo;ailleurs, maintenant, ce dernier doit &ecirc;tre &agrave; la retraite. A l&rsquo;heure qu&rsquo;il est, il est sans doute en train de pa&icirc;tre sur un green en Floride. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;Mais on frappe &agrave; la porte. Ce doit &ecirc;tre un concierge courrouc&eacute;. Vous feriez mieux de ne pas aller ouvrir. Remettez-lui un coup de &laquo;&nbsp;<em>Stealing People&rsquo;s Mail<\/em>&nbsp;&raquo;. Ca devrait lui plaire. &nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<h1>Joe L&rsquo; Trembleur<\/h1>\n<p>&nbsp;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cette &eacute;poque guillerette de k&auml;rch&eacute;risation des esprits, le bon sens dissident r&eacute;clame des power chords et des slogans s&eacute;ditieux. On s&rsquo;oriente donc tout naturellement vers le rayon &laquo;&nbsp;punk&nbsp;&raquo; et on ressort de chez son disquaire avec un album des Dead Kennedys dans le baladeur.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":86,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-85","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-discographie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/85","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=85"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/85\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/86"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=85"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=85"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rennet.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=85"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}